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Les morts debout dans le roc

Couverture du livre Les morts debout dans le roc

Auteur : Béatrice Szapiro

Date de saisie : 07/03/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Arléa, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 2-86959-766-5

GENCOD : 9782869597662

Sorti le : 01/03/2007


  • La présentation de l'éditeur

LES MORTS DEBOUT DANS LE ROC

Une coutume irlandaise, placer les morts debout dans le roc...

Le ton est donné : Béatrice Szapiro évoque celle qui n'est plus mais dont on perçoit toujours la voix, sa mère, morte de la maladie de Parkinson, mais aussi sa grand-mère, Béatrix Beck, écrivain, et qui enfant crut aux fées.

Texte de réconciliation, récit de connivence entre trois femmes d'écriture, Les Morts debout dans le roc nous montrent comment survivre au deuil.
C'est là le sens caché et porteur d'espoir de ces pages particulièrement
émouvantes.

Après La Fille naturelle, texte bouleversant sur son père Jean-Edern Hallier, Béatrice Szapiro aborde avec grâce le versant féminin de cette étonnante famille.



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  • Les premières lignes

Un homme que tu avais connu au sana m'a écrit après avoir appris ta mort :
Nos existences se sont croisées quelques mois seulement mais c'était à une époque cruciale. La maladie m'avait sans crier gare propulsé dans un univers exaspérément clos pour lequel je n'étais pas vraiment préparé ; c'est là pourtant que j'ai tout appris, que j'ai fait l'expérience de la vie, et de la mort qui était omniprésente. J'y ai aimé, j'y ai souffert. J'y ai fait des rencontres capitales. On n'oublie pas cela. Mes souvenirs, aujourd'hui, sont à la fois extrêmement flous et terriblement présents. Elle avait, comme on dit, déjà beaucoup vécu. Je sortais, quant à moi, à peine de l'oeuf Nous étions quelques-uns à former un groupe aux personnalités aussi fortes que diverses. Comment Bernadette s'y était-elle intégrée, je ne m'en sou­viens plus. Comment moi-même, si gamin encore, j'avais pu être accepté, je l'ignore. Curieusement, je ne me souviens ni de son arrivée à Saint-Hilaire, ni de son départ, mais, entre les deux, je me rappelle sa présence lumineuse qui a été pour moi une aide précieuse.
Lumineuse, c'est le mot qui me vient à l'esprit alors qu'elle n 'était pas, autant que je me souvienne, spécialement gaie. Sa gentillesse, sa douceur étaient grandes, non moins que sa discrétion.
Il y avait en elle quelque chose de mystérieux, c'était troublant, mais c'est justement ce qui la rendait si attachante.


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