Passion du livre - tout sur le livre : D'un noir d'encre

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

D'un noir d'encre

Couverture du livre D'un noir d'encre

Auteur : Christian Hillebrand

Illustrateur : Calligraphie de Vitoriano Garcia

Date de saisie : 09/03/2007

Genre : Poésie

Editeur : Alternatives, Paris, France

Collection : Pollen

Prix : 12.00 € / 78.71 F

ISBN : 978-2-86227-516-1

GENCOD : 9782862275161

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

L'air chargé de poussière
Pèse plus lourd
Que les soucis

Deux hommes étroitement liés à l'univers de la mine ont voulu en mots et en images lui rendre les honneurs.

Les textes de Christian Hillebrand martèlent un quotidien fait de nuit, de poussière, de bruit où la dureté du travail, la peur permanente du coup du grisou rapprochent néanmoins les hommes dans une solidarité sans faille.

Les illustrations de Vitoriano Garcia, ancien mineur, mêlent collages, matières, calligraphies en français et en francique, langue germanique parlée au fond des puits. Leur forte présence graphique apporte toute sa vérité à cette évocation inattendue d'un monde désormais disparu.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

CET ouvrage est né de la rencontre de deux hommes étroitement liés au monde de la mine. L'un y a travaillé près de trente ans, l'autre en a fait un sujet d'étude de linguistique et de psychologie sociale. Il se veut avant tout une trace vivante de l'univers minier. En effet, la dernière mine française a été fermée le 23 avril 2004 dans le bassin houiller lorrain. Seul un musée rappellera la glorieuse épopée des «Gueules noires».
Certains textes sont écrits en francique ou Platt (en fait Plattdeutsch) qui signifie dialecte par opposition au Hochdeutsch, langue officielle de l'Allemagne), la langue germanique qui est utilisée dans cette partie du départe­ment de la Moselle, mais aussi en Sarre et au Luxembourg depuis la période des grandes invasions du V siècle après J.-C. Elle est donc pratiquée, avec des variantes, dans trois Etats différents. Comme tous les langages vernaculaires, son usage est en baisse, sauf au Luxembourg où elle est la langue nationale. On la parlait couramment à la mine, et les travailleurs issus des régions francophones, tout comme les immigrés - polonais, yougoslaves, italiens, algériens ou marocains - l'ont apprise sur le tas. La Berschmannsprooch ou «langue des mineurs» était un composant essentiel de l'identité professionnelle dans les mines de charbon mosellanes, tout comme dans celles de la Sarre voisine. En fonction de la terminologie employée, il était même facile de reconnaître le puits dans lequel le mineur travaillait. Ainsi, pour désigner une queue de garnissage du front des parements, on employait le mot Spitz à Merlebach et Hewel à Forbach.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli