Auteur : Jane Austen
Préface : Hélène Seyrès
Traducteur : Hélène Seyrès
Date de saisie : 03/03/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Archipoche, Paris, France
Prix : 8.20 € / 53.79 F
ISBN : 978-2-35287-022-7
GENCOD : 9782352870227
Sorti le : 07/02/2007
Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris.
La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
Publié en 1814, Mansfield Park est sans doute le roman le plus ambitieux de Jane Austen (1775-1817). L'auteur de Raison et sentiments (Archipoche n°21) y excelle dans la description des rapports humains complexes qui se tissent entre ses personnages.
Extrait de la préface de Hélène Seyrès :
La romancière Jane Austen, fille de pasteur, est née le 16 décembre 1775, à Steventon, dans le comté du Hampshire, au sud de l'Angleterre. Elle est morte le 17 juillet 1817, à Winchester, dans le même comté, sans doute d'une forme de tuberculose. Elle a écrit six grands romans, considérés comme des classiques. Raison et sentiments (1811), Orgueil et préjugés (1813), Mansfield Park (1814) et Emma (1816), présentés comme dus «à une lady» ou, pour les derniers, «à l'auteur de Raison et sentiments», ont été publiés de son vivant, cependant que les éditions de Northanger Abbey et Persuasion (1818), préparées par l'un de ses frères, sont parues après sa mort.
La traduction française présentée ici, revue et complétée d'après la deuxième édition anglaise, est parue à Paris, chez J. G. Dentu, en 1814. Intitulée Mansfield Park ou les Trois Cousines, elle a été publiée en quatre volumes in 12, de deux cents pages en moyenne.
Le traducteur, Henri Villemain, est très représentatif du temps. Outre des romans et des poèmes, il a publié, à Nantes, un chant de la garde d'honneur de l'Empereur, puis consacré, en 1804, un ouvrage aux tentatives d'invasion de l'Angleterre depuis les Romains. On a sans doute fait appel à lui pour cette connaissance précise de la côte Sud de l'Angleterre et de la marine britannique, au temps du blocus maritime. L'intérêt de sa traduction tient à une grande connaissance des manières en usage dans l'aristocratie. Beaucoup plus fidèle au texte que l'adaptatrice de Raison et sentiments, le premier roman de Jane Austen publié en France, Henri Villemain est aussi plus proche du sens voulu par l'auteur que nombre de traductions récentes. Les critiques soulignent que, sous l'Empire, les lecteurs comprenaient à demi-mot les références aux événements tels que les révoltes de chômeurs dues à la baisse des exportations, les émeutes à propos du théâtre, la réputation suspecte des comédiennes et des pièces de théâtre étrangères, le premier mariage, scandaleux, du prince de Galles avec une catholique, annulé à la demande du roi, et, bien entendu, les campagnes et les guerres. Henri Villemain sait tout cela, et il faudrait consulter bien des ouvrages universitaires pour se rendre compte de la justesse de ses décisions. (...)
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli