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Quand notre monde est devenu chrétien (312-394)

Couverture du livre Quand notre monde est devenu chrétien (312-394)

Auteur : Paul Veyne

Date de saisie : 30/05/2007

Genre : Histoire

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Bibliothèque Albin Michel des idées

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-226-17609-7

GENCOD : 9782226176097

Sorti le : 01/03/2007

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  • La présentation de l'éditeur

C'est le livre de bonne foi d'un incroyant qui cherche à comprendre comment le christianisme, ce chef-d'oeuvre de création religieuse, a pu, entre 300 et 400, s'imposer à tout l'Occident.
A sa manière inimitable, érudite et impertinente, Paul Veyne retient trois raisons. Un empereur romain, Constantin, maître de cet Occident, converti sincèrement au christianisme, veut christianiser le monde pour le sauver. Il s'est converti parce qu'à ce grand empereur il fallait une grande religion. Or, face aux dieux païens, le christianisme, bien que secte très minoritaire, était la religion d'avant-garde qui ne ressemblait à rien de connu.
Constantin s'est borné à aider les chrétiens à mettre en place leur Eglise, ce réseau d'évêchés tissé sur l'immense empire romain. Lentement, avec docilité, les foules païennes se sont fait un christianisme à elles. Cette christianisation de cent millions de personnes n'a pas fait de martyrs. Au passage, Paul Veyne évoque d'autres questions : d'où vient le monothéisme ? Faut-il parler ici d'idéologie ? La religion a-t-elle des racines psychologiques ? Avons-nous des origines chrétiennes ?

Professeur honoraire au Collège de France, Paul Veyne a notamment publié Le Pain et le Cirque (1976), Comment on écrit l'histoire (1971), L'Empire gréco-romain (2005), René Char en ses poèmes (1990).





  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 30 mai 2007

Paul Veyne, professeur honoraire au Collège de France, spécialiste du monde gréco-romain, est un formidable conteur. Il a une façon inimitable et joyeuse de nouer le dialogue avec les textes classiques et les lecteurs d'aujourd'hui, de prendre ces derniers à témoin en leur offrant, par des analogies éclairantes et audacieuses, un livre passionnant qui examine chaque facette de cette aventure humaine, religieuse et politique extraordinaire...
Cet essai ne cesse d'à la fois tisser et démailloter les questions et les pistes de réflexion sur l'installation d'une religion. Il ouvre aussi des perspectives sur ce qui nous intéresse aujourd'hui : qu'est-ce que le monothéisme, et quelle est la pertinence de vouloir inscrire les racines chrétiennes dans la Constitution européenne ?


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 19 avril 2007

On pensait que le débat autour des racines chrétiennes n'intéressait que quelques érudits. Or, le livre de Paul Veyne démontre tout le contraire...
Pour séduire autant de lecteurs, Paul Veyne a su rendre un sujet sérieux et de haut niveau intellectuel compréhensible au plus grand nombre, grâce notamment à un style captivant. La clé de son succès est sans doute dans la manière avec laquelle il a abordé le sujet : son savoir-faire ne verse jamais dans l'érudition inutile.


  • La revue de presse Jean-Baptiste Marongiu - Libération du 5 avril 2007

Aussi, pour les besoins de sa démonstration et pour nous ouvrir la tête avec bonheur, Veyne revisite-t-il les concepts clés de l'atelier de l'historien : le rôle de l'individu, le poids de l'idéologie, la nature de la religion et de la croyance dans le devenir des sociétés...
Que reste-il, aujourd'hui, de toute cette histoire dans notre monde ? Pas grand-chose, selon Paul Veyne, ou, à tout prendre, les chrétiens qui subsistent parmi nous. Le christianisme est devenu une religion coutumière à laquelle on peut, comme à n'importe quelle coutume, rester attaché. Mais loin d'être une idéologie, la religion n'est qu'une des composantes, plus ou moins importante, d'une civilisation. Dans cette civilisation, le christianisme s'est enraciné, il n'en est pas à la racine. Cependant, pour Paul Veyne, l'Europe dans laquelle nous vivons doit beaucoup moins au christianisme qu'à tous ceux qui l'ont combattu, à partir des Lumières, au nom de l'égalité entre les individus, des droits de l'homme, de la liberté sexuelle, de la démocratie... Plus fondamentalement, «l'Europe n'a pas de racines, chrétiennes ou autres, elle s'est faite par des étapes imprévisibles, aucune de ses composantes n'étant plus originelle qu'une autre».


  • La revue de presse Christian Makarian - L'Express du 29 mars 2007

Paul Veyne explique quelle révolution fut la construction du monde chrétien. Quand un grand travail d'historien se double d'une réflexion spirituelle... On aura rarement vu un incroyant déclaré se montrer aussi fasciné par une religion ! Dans son nouveau livre, Paul Veyne revisite l'apport historiquement révolutionnaire du christianisme jusqu'à le situer au sommet de l'esprit, au terme d'une démonstration aussi rigoureuse qu'enlevée. C'est une revigorante promenade spirituelle, imagée, anticonformiste, passionnante, qui rend le lecteur plus intelligent.


  • La revue de presse Jacques de Saint Victor - Le Figaro du 8 mars 2007

Dans ce nouvel essai, il s'attache à retracer la naissance du christianisme officiel. Quand notre monde est devenu chrétien n'est pas seulement un livre d'histoire, érudit et solide. C'est aussi une mine de réflexions profondes pour notre civilisation. C'est là le propre du grand historien. Nous donner à réfléchir tout en évitant les erreurs d'interprétation du passé dans lesquelles se fourvoient nombre «d'intellectuels», philosophes notamment. Dans le style particulier et captivant qui a toujours été le sien, et qu'il avait su remarquablement illustrer dans son dernier ouvrage, L'Empire gréco-romain, Paul Veyne pose une question : comment une société païenne, dominée par le spectacle et les jeux cruels, la violence et la perversité morale (et physique), en un mot la «première société du spectacle» (qui précède de deux mille ans la nôtre), comment cette société a-t-elle d'un jour à l'autre basculé dans le christianisme, abandonnant les jeux et le stade pour «la douceur évangélique» ?..
Qu'on l'approuve ou non, il faut lire Veyne qui, outre des réflexions très intéressantes sur la naissance de l'antisémitisme à l'époque romaine, propose dans ce livre une très utile réflexion sur notre passé chrétien. Et donc sur notre avenir.


  • La revue de presse Maurice Sartre - Le Monde du 9 mars 2007

Résumer les thèses de Veyne, c'est priver le lecteur d'un foisonnement, d'une liberté de ton inimitable. Car, au-delà du fil directeur qu'indique le titre du livre, Veyne aborde cent questions : l'essence du sentiment religieux, la nature de l'antisémitisme chrétien comparé à l'antijudaïsme païen (quand le païen reprochait au juif d'être autre, le chrétien le condamne pour n'être qu'à moitié son frère), les relations entre le pouvoir et l'avant-gardisme, et même, dans un chapitre lumineux, les illusoires racines chrétiennes de l'Europe. Toujours concret, méfiant à l'égard des idées générales qui sont encore plus souvent fausses que banales, l'historien de Rome nous bouscule, une fois de plus, et, une fois de plus, nous enchante.


  • La revue de presse Marc Riglet - Lire, mars 2007

On a compris qu'il faut lire Paul Veyne pour au moins trois raisons. Parce qu'il n'a pas son pareil pour transformer l'érudition la plus haute en un récit haletant. Parce qu'il nous délivre de la pesante chape des causes profondes et des nécessités supposées de leurs effets. Enfin, parce qu'il exécute au passage quelques grands lieux communs, telle cette séparation entre Dieu et César que nous devrions au christianisme alors que «l'on n'avait pas attendu le Christ pour savoir que Dieu et César faisaient deux». Un bijou de livre...


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