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Autopsie d'un complexe

Couverture du livre Autopsie d'un complexe

Auteur : Ahmed Dich

Date de saisie : 29/03/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Littérature

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 2-268-06087-X

GENCOD : 9782268060873

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

«J'étais bien dans ma peau, même s'il fallait jongler en permanence avec les paradoxes. Je n'aspirais qu'à être un Français normal. Mon prénom arabe n'était pas une contradiction rédhibitoire. Il fallait surtout chasser les petits complexes endogènes. Après tout, Ali valait aussi bien qu'Alain ou André. Mon héritage marocain n'était pas plus encombrant qu'un autocollant. Les sentiments sont la seule couleur qui compte vraiment. D'où que l'on vienne, et en dépit de toutes les épreuves et les douleurs que subissent les peuples, les hommes auront toujours une terre pour vivre et y être enterrés. Et quand bien même serait-on étranger dans un pays, le caractère sacré et universel de la vie octroie à chacun une citoyenneté d'âme qu'aucun autochtone ne saurait lui refuser. C'est encore plus simple quand on vit dans ce pays, pensai-je ! Et pourtant.»
Autopsie d'un complexe, c'est l'histoire du jeune Ali, devenu policier pour prouver que l'on pouvait être arabe et du bon côté de la société. C'est surtout le roman de la désillusion d'une génération, que les attentats du 11-Septembre ont stigmatisée davantage. Mais l'espoir est au bout de la quête, qui mènera Ali et son ami Siki de la Gascogne à Roubaix, de Paris à New York, de la France au Sénégal.

«Quand l'animal est blessé, il n'est pas nécessaire de refermer la cage. Dans la souffrance, on perd avant tout le goût de la liberté pour se contenter de survivre.»

Ahmed Dich est écrivain. Il n'a pas d'autre métier.





  • La revue de presse Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match du 29 mars 2007

Ses deux héros, Ali et Siki, un Beur et un Black, sont flics à Roubaix. Ils ne se prennent pas trop la tête avec les petits enquiquineurs qu'ils retrouvent tous les quatre matins dans leurs filets...
Le vin, la bière, les filles ne manquent pas. L'Occident a beau être décadent, ils l'adorent. Si le diable est inquiétant, il est lointain et rien, ni personne, n'empêche d'amender la charia. C'est simple : ni l'un ni l'autre n'a jamais eu le sentiment d'appartenir à un autre pays que la France...
Ce sont bien des gens de chez nous, toujours à poser des mots sur les sujets qui fâchent comme ailleurs on passe de la pommade sur les écorchures qui blessent. Résultat : le lecteur prend son pied. Cet Ali, le narrateur, est un vrai griot. Si, à son âge, son père n'avait que ses lacets pour signe apparent de richesse, lui fait du français un coffre sans fond. Et de la France un trésor inépuisable. Au moment où on parle de ministère de l'Immigration, on devrait donner ce livre à tous les candidats à la présidentielle. C'est la vie, c'est juste, c'est rassurant et c'est de la vraie littérature.



  • Le message de l'auteur

Ahmed Dich - 31/05/2007



  • Les premières lignes

Même si le ciel tombait un jour sur nos têtes, il y aurait toujours une foule incommensurable pour réclamer des comptes au coupable. Qu'importe la fatalité puisque quelqu'un doit payer. La partition se répète depuis trop longtemps pour espérer corriger ce trait de caractère primitif. L'homme éprouve ce sentiment comme une nécessité vitale à son propre équilibre. La soif de vengeance se confond parfois insidieusement avec la volonté de rendre justice. Et si l'auteur du crime échappait au lynchage, c'est sa communauté dans son ensemble qui deviendrait la cible de la vindicte populaire. On est inlassablement le Noir, l'Arabe, le Juif, le Blanc de quelqu'un. Qui se soucie des conséquences redoutables de l'usage du pluriel ? À force de ne plus différencier les hommes entre eux, sous prétexte qu'ils appartiennent à un groupe, on finit par donner raison aux semeurs de haine. Et ce sont (encore une fois) les victimes qui subissent l'arbitraire et les avanies.
Né dans une famille musulmane, mais citoyen français avant tout, j'avais toujours revendiqué ma singularité. J'étais l'ambassadeur de ma seule petite personne.


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