Auteur : Airy Routier
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-226-17605-9
GENCOD : 9782226176059
70 radars en 2003. Et en 2007 ? 1500 !
Des sanctions très sévères pour des infractions minimes.
Une explosion des recettes pour l'État (680 millions d'euros !).
L'effet des limitations de vitesse ? Un impact sur la sécurité routière systématiquement surestimé.
La fiabilité des contrôles qu'on nous présente comme exemplaire : 60% des délits échappent au système !
L'honnêteté des interventions policières ? Comment en juger alors qu'on leur fixe des objectifs chiffrés à respecter ?
Les résultats de cette politique qui se veut vertueuse ?
Des jeunes pour qui passer le permis relève désormais de l'exploit.
Deux millions de personnes au moins qui conduisent tous les jours sans permis et sans assurance.
Un système de contrôle basé en partie sur un fonctionnement illégal.
La transformation d'honnêtes citoyens en délinquants présumés, car il s'agit avant tout de culpabiliser les automobilistes, de neutraliser ceux qui oseraient protester et d'impressionner les médias.
Dans La France sans permis, Airy Routier, rédacteur en chef au Nouvel Observateur, dévoile une vaste entreprise de désinformation. L'auteur de nombreux best-sellers, dont Le Flambeur et Le Fils du serpent, brise le conformisme ambiant sur un sujet tabou, avec ce document choc qui, tout en évoquant son expérience personnelle, est un réquisitoire et une sorte de «manuel pratique» pour sauver son permis.
Rédacteur en chef au Nouvel Observateur, Airy Routier a publié entre autre Le Fils du Serpent. Vie et mort du banquier Stem. (Albin Michel, 2005) et Le Complot des Paranos (Albin Michel, 2006), enquête sur l'affaire Clearstream.
Extrait de l'avertissement :
Il ne sera pas question, dans ce livre, de remettre en cause le principe de l'effort national visant à limiter significativement le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises, un des trois objectifs prioritaires qu'avait fixés Jacques Chirac, après sa réélection en 2002. Le seul, d'ailleurs, qui ait été atteint. Pas question, non plus, de défendre ou d'excuser le non-respect des règles élémentaires de sécurité, ainsi que les comportements dangereux ou irresponsables. Des exemples ? La conduite en état d'imprégnation alcoolique réelle ou sous l'emprise de diverses drogues, le mépris des règles élémentaires de sécurité, la très grande vitesse lorsque la voie utilisée ou le trafic ne la permettent pas, etc. Bref : celui qui conduit à 100 km/h en ville ou à 190 km/h sur une route ou sur une autoroute chargée, avec quelques verres dans le nez, est bel et bien un criminel en puissance et mérite, de ce fait, d'être mis hors d'état de nuire.
Mais ce personnage, souvent représenté comme un cadre supérieur d'âge mûr, au teint rubicond, au volant d'une grosse voiture allemande, est systématiquement mis en avant par les ayatollahs de la sécurité routière pour justifier l'incroyable arsenal répressif que la France a mis en place. Le problème est que ce personnage, issu tout droit des années soixante-dix, n'existe plus. Les statistiques officielles indiquent que les interpellations pour grand excès de vitesse (plus de 30 km/h au-dessus de la limite) ne représentent plus que 0,73 % des délits routiers. Quant aux «très grands excès de vitesse» (plus de 40 km/h) ils sont tombés à... 0,3 % des délits !
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