Auteur : Franz Hellens
Préface : Sourour Ben Ali Memdouh
Date de saisie : 27/03/2007
Genre : Essais littéraires
Editeur : Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France
Collection : CRLMC, Textes
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-84516-314-0
GENCOD : 9782845163140
Sorti le : 22/01/2007
Fini ce matin l'ouvrage capital de ma vie. L'ouvrage capital ? Cela signifie peut-être : le dernier. Le seul, peut-être, où j'ai atteint mes limites : c'est en ces termes que Franz Hellens présente Carnets d'un vieillard : L'Âge et Moi. Ce manuscrit découvert à la Bibliothèque royale de Bruxelles décrit les moments de force et de faiblesse d'un vieillard qui n'a jamais quitté sa plume. À travers Carnets d'un vieillard, l'auteur nous propose, avec une sensibilité maîtrisée et un lyrisme contenu, une sorte de traite de la vieillesse, à la manière de Cicéron ou de Montaigne, une leçon ou un art de vivre. Dans sa retraite. Franz Hellens a su retrouver le plaisir de profiter du temps imparti ; il ne cesse de solliciter son lecteur à vivre dans toute l'intensité de l'être.
Écrire et réfléchir sur la vieillesse, c'est non seulement révéler la richesse et la fécondité de cette période, mais aussi donner, à travers récriture, un sens à la vie, une signification à toute l'existence du sujet vieillissant. La cinquième saison de Franz Hellens, c'est le présent en devenir, une disposition permanente à vivre de nouvelles aventures. Chaque matin est une nouvelle entrée dans la vie pour celui qui se réveille. La vieillesse
Nous apprend à bien vieillir ; c'est une maturité noble que celle des vendanges tardives.
Sourour Ben Ali Memdouh, Docteur es lettres en Littérature française du XXe siècle et membre du CRLMC, a assuré l'édition, l'introduction et les notes de cet ouvrage. Elle a dirigé l'ouvrage Les Écritures poétiques de Franz Hellens (PUBP).
Je suis un Flamand de la race de Breughel et de Rubens ; et de Beethoven ; il me faut tout sortir. Comme eux, je me plais, dans mes derniers ouvrages à méditer. Ce plaisir est un besoin.
Franz Hellens, Journal de Frédéric, 3 octobre 1948.
Frédéric Van Ermengem, plus connu sous le nom de Franz Hellens, est né à Bruxelles le 8 septembre 1881. Cet enfant de la Belgique fait le désespoir des historiens de la littérature et des critiques qui ont la manie du classement ; sa personnalité est complexe et pétrie de contradictions ; éternel errant, comme il le dira lui-même, l'homme est, comme son oeuvre, perpétuellement en marche : tel est l'un des secrets de son éternelle jeunesse et de la verdeur de sa dernière saison. Il est celui qui a su rester cet enfant toujours émerveillé et celui qui a pu échapper aux atteintes du temps.
Docteur en droit, Franz Hellens s'exerce, pendant une courte période, à une carrière d'avocat au Palais de Justice de Gand. Il entre, en 1906, à la Bibliothèque royale comme stagiaire. À la veille de la guerre en 1914, il part en Hollande, puis à Londres. À la suite de sa séparation avec sa première femme, il découvre vers 1917 la Côte d'Azur. Il séjourne à Nice et à Villefranche. Trois ans plus tard, il s'installe à Bruxelles avec sa deuxième femme Marie Miloslawski. En 1925, tous deux découvrent l'Italie et l'Afrique du Nord. Ce grand voyageur continue à se promener vers d'autres terres nouvelles : le Portugal (Lisbonne), l'Espagne (Séville, Cadix, Grenade et Cordoue), la Norvège, la Suède (Stockholm), la Suisse (Lugano), etc.
Au cours de l'année 1932, Franz Hellens est affligé par la mort de son père. Il évoque cet événement tragique dans le Journal de Frédéric, le 30 octobre 1932 : Ce jour marque une date dans ma vie. Mon père est mort.
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