Auteur : P.J. Tracy
Traducteur : Dominique Wattwiller
Date de saisie : 25/02/2007
Genre : Policiers
Editeur : Presses de la Cité, Paris, France
Collection : Sang d'encre
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-258-07032-5
GENCOD : 9782258070325
Sorti le : 15/02/2007
«Des héroïnes de choc... Une implacable course contre la montre.»
Publishers Weekly
Sharon, agent du FBI, a convaincu les informaticiennes Grâce et Annie de l'accompagner dans le Wisconsin pour tenter d'élucider un meurtre. Mais leur voiture tombe en panne au milieu des bois et elles gagnent à pied la petite ville la plus proche sans se douter qu'elles vont tomber dans un épouvantable cauchemar.
Tous les habitants ont disparu, les fils du téléphone sont coupés et d'étranges soldats assassinent sous leurs yeux un couple désarmé. Privées de téléphone portable, piégées dans une nature hostile et prises en chasse par les meurtriers, les trois jeunes femmes vont devoir conjuguer leur intelligence et leur force pour survivre...
Derrière le pseudonyme de P. J. Tracy se cachent une mère et sa fille, vivant respectivement à Minneapolis et Los Angeles. Humour et suspense caractérisent ce duo de charme qui est désormais un nom incontournable des listes de best-sellers anglo-saxonnes.
Four Corners avait cessé de mériter le nom de ville le 17 octobre 1946. Jour où - écrasé par le remords et le souvenir de ce qu'il avait vécu dans une région connue sous le nom de Normandie - le père de Hazel Krueger avait mis le feu au pavillon de Whitestone et dansé au milieu des flammes.
Non que la bourgade eût jamais été une métropole florissante avant cet événement. C'était tout au plus un petit coin dégagé de forêt dans le nord du Wisconsin, avec un lac qu'on semblait avoir placé là par erreur. Privée du pavillon et des quelques pêcheurs qui montaient l'été en voiture de Milwaukee et de Madison, l'agglomération s'était comme repliée sur elle-même et avait commencé à se ratatiner.
A l'époque où Tommy Wittig était né, la route du pavillon qui traversait celle, goudronnée, du comté avait été avalée par la forêt. Mais c'était seulement la semaine dernière que Tommy, à la veille de ses huit ans, et porté comme tous les enfants uniques à la contemplation solitaire, avait voulu savoir pourquoi une bourgade qui n'en comportait que deux avait été baptisée Four Corners '.
Grand-père Dale le lui avait expliqué. En l'emmenant à pied au lac de Whitestone et en lui montrant les vestiges du mur de brique qui avait jadis ceinturé le vieux pavillon.
Agitant l'extrémité mâchonnée d'une pipe de bruyère qu'il n'avait pas allumée une seule fois en trente ans parce qu'il avait toujours la tête coincée dans un moteur et craignait d'y mettre le feu, il lui avait dit :
«Si tu ouvres l'oeil en traversant ces bois, tu peux repérer le trou que l'incendie a causé dans la forêt quand le feu s'est propagé du pavillon aux arbres. Probable que tout ce foutu Etat y serait passé s'il ne s'était pas mis à pleuvoir.»
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