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L'hermine de Mallaig

Couverture du livre L'hermine de Mallaig

Auteur : Diane Lacombe

Date de saisie : 22/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Presses de la Cité, Paris, France

Collection : Sud lointain

Prix : 20.50 € / 134.47 F

ISBN : 978-2-258-07358-6

GENCOD : 9782258073586

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  • La présentation de l'éditeur

La splendeur et la fascination de l'Ecosse médiévale, incarnées par Lite, châtelaine du manoir de Mallaig, au coeur des rudes Highlands.

Afin de fuir l'union détestable à laquelle elle est promise, Lite MacGugan épouse précipitamment Baltair MacNèil. Mercenaire au service du roi, celui-ci repart aussitôt guerroyer sur les routes. Restée seule, Lite entreprend de grands travaux pour Mallaig et tente de reconquérir un mari hostile. Mais une menace gronde : le royaume vacille sous les luttes persistantes des clans. De séparations en retrouvailles, Baltair et Lite seront en première ligne des conflits auxquels participe leur pire ennemi, Alexandre Stewart, celui à qui Lite était initialement destinée...

Une saga de rêve, captivante et exaltée, qui a pour mot d'ordre la passion, signée par la «Jeanne Bourin québécoise».

Diane Lacombe est une amoureuse inconditionnelle de l'Ecosse et du Moyen Age, époque sur laquelle elle s'est remarquablement documentée. L'Hermine de Mallaig témoigne de sa passion, de son savoir et de son souci de reconstitution de cette période.





  • Les premières lignes

Les raids du comte

Une brise fraîche pénétra par la fenêtre à meneaux près de laquelle je travaillais et souleva légèrement la feuille qui séchait devant moi. Je me redressai, le dos raide, déposai ma plume à côté de la corne d'encre et souris au vieux clerc qui continuait à dicter d'une voix traînante. Voilà bien deux heures que j'étais attablée au-dessus du manuscrit de la Bible en gaélique, cette traduction inédite que ma tutrice, dame Euphémia, comtesse de Ross, avait commencée pour l'évêque.
L'idée lui en était venue, voilà trois ans, lorsque sa fille Mariota, ma soeur de lait, avait épousé le Seigneur des îles et avait quitté notre château de Dinkeual, nous laissant sous la garde de son frère Alasdair. Le besoin qu'avait alors éprouvé dame Euphémia de meubler le vide laissé par sa fille, allié à la crainte permanente de recevoir une visite de son redoutable mari, l'avait fait se jeter dans ce projet grandiose qu'était la transposition des textes latins de la sainte Bible en gaélique.
De mon point de vue, la comtesse de Ross était la femme dans la quarantaine la plus énergique et valeureuse que la noblesse écossaise comptât. Son union en 1382 avec Alexandre Stewart, comte de Buchan, était devenue en huit ans plus qu'un désastre, un scandale connu dans tous les Highlands. Alors qu'elle était veuve depuis à peine un an, on avait forcé ma tutrice à se remarier avec cet odieux personnage qui convoitait ses terres et qui, au titre de lieutenant et justicier royal sur tout le territoire qui englobait le comté de Ross, avait exercé les pressions nécessaires pour les obtenir. En outre, Alexandre Stewart était le troisième fils de Robert II et dès qu'il avait manifesté son intérêt pour le comté de Ross à son royal père, sa cause avait été entendue et c'était devenu chose faite. Dame Euphémia n'avait eu d'autre choix que de se soumettre.


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