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Telle mère, telle fille

Couverture du livre Telle mère, telle fille

Auteur : Caroline Brun

Date de saisie : 18/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-221-10735-5

GENCOD : 9782221107355

Sorti le : 08/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

«Mais qu'est-ce que je vais devenir avec cette mère à moitié folle ?
Oui, folle.
Et moi, je suis l'autre moitié de sa folie !»

Quand la vie quotidienne devient une source constante de gags et de situations cocasses, voire dangereuses, Caroline doit se résoudre à mettre sa mère dans une maison de retraite. Thérèse perd la tête, mais une relation forte et complice, comme transcendée par la maladie, lie la mère et sa fille. Jusqu'à ce que la vieille dame déjantée disparaisse avec son amoureux rencontré à la maison de retraite... Tout bascule alors pour Caroline, qui doit fouiller le passé de sa mère afin de la retrouver.

Un premier roman extrêmement drôle, une fantaisie tendre sur l'amour filial.
Caroline Brun est journaliste. Après avoir été rédactrice en chef au Parisien, au Figaro et à Europe 1, elle est chroniqueuse à Canal+. Elle a créé et dirige une société de production éditoriale, Forum productions.





  • Les premières lignes

Mais qu'est-ce que je vais devenir, avec cette mère à moitié folle ? Oui, folle. Et moi, je suis l'autre moitié de sa folie. Elle me submerge, m'étouffe, me cannibalise. Si j'étais raisonnable, je devrais l'oublier, pour retrouver cette part de moi-même que j'ai perdue - le sens commun. La lutte est trop inégale, et épuisante.
J'ai cru que je ferais face, que je sauverais la face. Et je suis face contre terre, nez à nez avec la poussière que je mords depuis tant d'années. Cette fois-ci, je ne m'en sortirai pas. Ils vont venir m'interroger. Ils vont m'emmener. Et m'enfermer. Mais je ne peux pas l'abandonner.
«Profitez-en bien, on n'a qu'une mère !» En me quittant, sur le trottoir jonché de fleurs fanées de la rue Vaneau, la petite shampouineuse thaïlandaise avait sorti son mouchoir. Un gros chagrin s'était emparé d'elle à la seule évocation de cette mère tant aimée qu'elle avait nourrie, servie, accompagnée jusqu'au dernier jour - en croyant, justement, qu'il n'arriverait jamais. Je la regardais s'engouffrer dans le métro, toute menue et légèrement bancale, le regard embué de souvenirs imprécis. Je plaignais sa douleur.

Sans bien la comprendre. Pourquoi dire qu'on n'avait qu'une mère ? Moi, j'en avais eu au moins deux. Deux en une, en quelque sorte.


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