Auteur : Max Alhau
Date de saisie : 27/02/2007
Genre : Récits de Voyages
Editeur : Tertium, Montauban, France
Collection : Pays d'encre
Prix : 9.50 € / 62.32 F
ISBN : 978-2-916132-02-0
GENCOD : 9782916132020
Sorti le : 06/02/2007
Chère lectrice, cher lecteur,
Je sais que Lisbonne n'est pas la plus belle ville du monde, c'est pourtant elle qui depuis des années n'a cessé de me hanter, elle qui m'a fait revenir à plusieurs reprises parce que je pressentais qu'elle me réserverait toujours des surprises, qu'elle serait sans cesse source de découvertes, d'émotions, une source à laquelle il fait bon se rafraîchir.
Voilà donc ce Retour à Lisbonne qui n'est pas un essai historique, pas un guide touristique mais évoque simplement les impressions d'un promeneur toujours étonné par les métamorphoses d'une ville aux multiples visages. Au long de ce parcours, je me suis efforcé de traduire les divers aspects d'une capitale déroutante : quoi de commun entre l'antique quartier de l'Alfama avec ses petites rues labyrinthiques et le très moderne Parc des Nations aux lignes futuristes ? Que dire aussi des musées lisboètes et du plus prestigieux d'entre eux, le musée Gulbelkian où je suis demeuré fasciné par ses richesses : là encore le passé et le présent s'accordent en pleine harmonie. A Lisbonne j'ai cédé au plaisir de la flânerie dans les différents quartiers, de la place du Commerce à la Baixa, des promenades le long du Tage jusqu'au monastère des Jerónimos, cette merveille architecturale. Et j'ai erré dans le sillage de Pessoa dont l'ombre ou plutôt la lumière demeure partout dans cette ville qui fut la sienne. J'aimerais vous entraîner dans cette découverte. Je vous invite à me suivre, si vous le voulez bien, chère lectrice, cher lecteur, à vous égarer dans Lisbonne sans jamais vous perdre.
Max Alhau
Lisbonne, ville de contrastes sans cesse métamorphosée selon l'acuité du regard, la couleur du jour ou les passants qui la traversent. Lisbonne auréolée par la présence de Fernando Pessoa dont la silhouette surgit au cours de ces pages. Le Château Saint-Georges, l'Alfama, le monastère des Jerónimos, la Baixa, le Parc des Nations - le promeneur s'efforce d'entraîner le lecteur, de le guider au plus près d'une ville aux multiples visages.
Max Alhau est né à Paris. Professeur de lettres modernes et chargé de mission pour la poésie à Paris X Nanterre, il se consacre, aujourd'hui, à l'écriture et collabore à Autre Sud, Europe, La N.R.F, Aujourd'hui Poème. Prix Artaud en 1999.
Une ville est un lieu commun : on la partage avec ses habitants, ses visiteurs, chacun la côtoie avec sa sensibilité, ses a priori, son humeur. Le regard que l'on promène sur elle, sur ce qui la constitue, monuments, artères, ruelles, places, parcs et autres jardins, peut varier au cours des temps. Il n'est jamais définitif, sinon il est entaché de fausseté. Au reste, il n'est même pas regard, mais simple coup d'oeil inattentif ou indifférent. L'évolution d'une ville est fonction des événements, de l'histoire, à l'image de l'existence humaine, même si ce sont les hommes qui, le plus souvent, décident de sa configuration.
Lisbonne, depuis sa fondation par les Phéniciens, il y a plus de trois mille ans, a participé de ce mouvement incessant, comme saisie par une frénétique envie de ne jamais s'arrêter dans son expansion, de niella mort - et l'on sait que le tremblement de terre de 1755 faillit ruiner cette espérance -de renouveler son visage en conservant ses traits séculaires. Elle a réussi à se métamorphoser tout en restant fidèle à son architecture intime : ses pierres ont bouleversé ses limites mais ne l'ont pas trahie dans son esprit.
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