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Parfois je ris tout seul

Couverture du livre Parfois je ris tout seul

Auteur : Jean-Paul Dubois

Date de saisie : 17/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points, n° 1591

Prix : 5.50 € / 36.08 F

ISBN : 978-2-7578-0316-5

GENCOD : 9782757803165

Sorti le : 04/01/2007


  • La présentation de l'éditeur

Un électricien victime de fous rires intem­pestifs perd son travail. Une femme renonce à son fantasme d'amant viril et charbonneux de peur de salir son tailleur beige. Un écrivain brise en mille morceaux, à la fin de chaque livre, le siège sur lequel il l'a écrit... Entre Desproges et Beckett, des instantanés insolites, féroces et extrêmement drôles des petits dérapages de
la vie quotidienne.

«Ce matin, j'en avais après les montres à quartz.»

Né en 1950 à Toulouse, Jean-Paul Dubois est reporter au Nouvel Observateur. Il a obtenu le Grand Prix de l'humour noir en 1991 pour Vous aurez de mes nouvelles, le prix France Télévision en 1996 pour Kennedy et moi et le prix Femina en 2004 pour Une vie française. Tous ses romans sont disponibles en Points.

«C'est bien là le signe distinctif de cet écrivain, un style qui capte l'attention, l'intercepte, la fixe. Le charme, quoi.»
Le Monde



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  • Les premières lignes

Châtaigne

Parfois je ris tout seul. Je ris de choses qui ne feraient rire personne d'autre. J'ai déjà perdu des boulots à cause de ça. Je ne peux pas me retenir. La dernière fois, c'était sur un chantier. Je faisais du plâtre au moment où l'électricien a pris une grosse châtaigne en trafiquant des fils. Il était complètement sonné. Alors le chef est arrivé et lui a fait le bouche-à-bouche. De là où j'étais, on aurait vraiment cru qu'il lui roulait une pelle. D'imaginer ces deux gros en train de se palucher, ça a commencé de me faire tordre. Plus je me bidonnais, plus je pensais : «Arrête tes conneries, c'est pas le moment.» J'avais pas fini de me répéter ça que l'adjoint du chef y me dit : «Arrête tes conneries, c'est pas le moment.» C'est ça qui m'a fait exploser. Alors le chef s'est arrêté de souffler dans la bouche de l'électricien et a gueulé : «Foutez-moi ce type dehors.» Je riais tellement qu'il a fallu qu'ils me portent.


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