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Madame Royal : la première biographie

Couverture du livre Madame Royal : la première biographie

Auteur : Daniel Bernard

Date de saisie : 16/02/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France

Collection : Les miroirs du prince

Prix : 19.90 € / 130.54 F

GENCOD : 9782847241358

Sorti le : 05/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Les Français l'appellent par son petit nom, " Ségolène ", mais nul ne peut prétendre la connaître vraiment.
La Dame blanche, en effet, s'épanouit dans la brume. La fille de fer a donné à voir son enfance de sabre et de goupillon, sans préciser qu'elle avait, à 19 ans, engagé une bataille judiciaire contre son père. La femme de guerre s'est gardée d'avouer que son féminisme s'inspirait de Jeanne d'Arc. La mitterrandienne a encore dissimulé que son socialisme puisait ses racines dans l'Evangile. En quelques apparitions, elle a campé un personnage familier et pourtant mystérieux.
Quand Madame Royal s'expose, c'est toujours pour mieux se dissimuler. Les éléphants eux-mêmes, à l'intuition si fine, l'ont compris trop tard, et à leurs dépens.
Madame Royal, la première biographie de Ségolène Royal, dévoile les ressorts intimes de cette combattante politique qui brigue l'Elysée.
Une enquête libre, incisive, qui explore aussi bien ses compétences insoupçonnées que ses lacunes surprenantes et sa manière si personnelle d'exercer le pouvoir.

«Madame Royal de Daniel Bernard, réputée la plus fiable des biographies.»
Pierre de Gasquet, Les Échos

«L'excellent Madame Royal de Daniel Bernard, le précurseur.»
Patrick Guilloton, Sud Ouest

«Si un bon livre est un livre que l'on pille sans vergogne, alors la biographie de Ségolène Royal signée Daniel Bernard est ce qui se fait de mieux dans le genre. Dans cette enquête bien troussée et remarquablement documentée, on trouve tout sur l'enfance, l'ascension poli­tique, le curieux cocktail idéologique qui enivre désormais la gauche. Plutôt que de le lire désossé, par petits bouts, dans les livres politiques qui font les têtes de gondoles, mieux vaut aller directement à l'original.»
François Bazin, Le Nouvel Observateur




  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Quand avez-vous pris votre décision ? François Mitterrand, le 23 mars 1988, à l'heure de briguer un second mandat, répond dans un souffle : «Je n'en sais rien moi-même». Quand Ségolène Royal a-t-elle déclenché la bataille qui la conduira peut-être au second tour de l'élection présidentielle et, qui sait, au-delà ? Elle affirme n'avoir «jamais rien programmé». Le hasard, pourtant, occupe une part modeste dans l'engagement de cette fille de fer. La volonté, la soif de revanche, le désir de régner plus encore que de gouverner, la consonance entre les stridences d'une femme à vif et le grondement d'une France en bataille ont compté cent fois plus. Sans doute même davantage.
Il faut relire la vie de Madame Royal comme une longue préparation au métier de souveraine. Tout se tient, comme elle dit. L'intuition et la spontanéité sont ici le produit d'un long travail visant à capter, le moment venu, l'instant décisif. Pour saisir le ressort de celle qui n'aurait pas dû être là, il faut commencer par cette enfance hors d'âge. Interroger la résistance d'une adolescente impénétrable. Suivre l'itinéraire d'une étudiante plus avide d'in­dépendance que de savoirs. Prendre le temps d'écouter des années de silence incongru dans des cercles où la parole est l'arme du pouvoir. Ségolène Royal n'a pas toujours irradié la virginale sérénité, au contraire. Elle a même longtemps cherché son registre avant d'adopter cette verticalité blanche qui a fasciné la France de 2006. Cependant, même dans ses années d'initiation, conseillère du conseiller d'un chef d'État, jusque dans les ministères trop petits pour abriter son ambition, elle n'a cessé d'être celle qui ne se soumettait pas.
Elle n'a bravé aucune dictature - exceptée celle de son papa. Elle n'a soutenu aucun bras de fer, mais défié néanmoins une caste socialiste hors-sol. Ses rébellions, de pacotille aux dires de certains experts, l'ont néanmoins qualifiée pour surmonter la crise d'une gauche de gouvernement devenue gauche de renoncement. Sa détermination, insolite à une époque de dérision, l'a désignée pour affronter le champion d'une droite qui, elle-même, ne sait plus qui elle défend, ni pour quoi faire et encore moins comment.


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