Auteur : Annie Pietri
Date de saisie : 02/07/2007
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Bayard Jeunesse, Paris, France
Collection : Estampille
Prix : 12.00 € / 78.71 F
ISBN : 978-2-7470-1370-3
GENCOD : 9782747013703
Sorti le : 01/02/2007
Domenico a dix-neuf ans quand il quitte Venise pour Paris, où il va travailler dans la nouvelle fabrique de miroirs du faubourg Saint-Antoine... Les fortes sommes offertes par Louis XIV l'ont finalement convaincu de passer outre les menaces du doge de Venise, qui veut protéger jalousement le secret de la fabrication des glaces pour en conserver le monopole.
Bientôt, l'ambassadeur de Venise à Paris met ces menaces à exécution : le jeune miroitier est puni de terrible manière...
Fou de douleur, il va se venger, et sa vengeance sera plus terrible encore.
Annie Pietri, née en 1956, vit en région parisienne. Après avoir hésité à devenir médecin, elle obtient un diplôme d'orthophoniste et part vivre en Bourgogne, où elle devient... «animatrice de radio» !
De retour à Paris, elle exerce sa profession d'orthophoniste en libéral... C'est là, en lisant avec ses patients des livres de jeunesse, qu'elle rencontre l'écriture. En 1995, elle se lance, et publie avec succès des «livres-jeux» dont le lecteur est le héros. Son premier roman, Les orangers de Versailles, naît de son immense passion pour le château de Versailles. Paraît bientôt L'espionne du Roi-Soleil, les aventures d'une jeune fille aussi belle qu'intrépide à la cour de Louis XTV, suivi par Le collier de rubis.
- Colbert, demanda Louis XIV, vous qui connaissiez le cardinal Mazarin mieux que quiconque, saviez-vous que la nuit, dans le secret de son alcôve, il s'adonnait à une bien curieuse occupation ? À l'aide d'une balance d'orfèvre, il pesait une à une les pièces d'or en sa possession.
L'intendant des Finances haussa les sourcils d'un air entendu et acquiesça d'un signe de tête. Puis il ajouta :
- Il aimait aussi à faire ruisseler entre ses doigts ses joyaux préférés, les diamants et les perles, qu'il gardait jalousement dans une cassette. Chaque soir, avant son coucher, muni d'un chandelier et tout débraillé, nu sous sa robe de chambre, il parcourait les salons et les galeries du Palais Cardinal '. Il admirait ses collections d'objets d'art et de tableaux, en déplorant que là où il allait il ne pourrait les emporter. Mais pouvons-nous vraiment accabler un homme qui se trouvait aux portes de la mort ? La maladie le rongeait... Il se savait perdu, et son esprit s'évaporait dans toutes sortes de délires.
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