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Fleurs et jardins dans l'oeuvre de George Sand : actes du colloque international du Centre de recherches révolutionnaires et romantiques, Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand, 4-7 février 2004)

Couverture du livre Fleurs et jardins dans l'oeuvre de George Sand : actes du colloque international du Centre de recherches révolutionnaires et romantiques, Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand, 4-7 février 2004)

Auteur : Simone Bernard-Griffiths | Marie-Cécile Levet

Date de saisie : 15/02/2007

Genre : Sciences humaines et sociales

Editeur : Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France

Collection : Révolutions et romantismes, n° 10

Prix : 28.00 € / 183.67 F

GENCOD : 9782845163348

Sorti le : 30/01/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Ce recueil est une promenade à travers les jardins sandiens de Nohant à l'Italie. Il s'efforce de recréer les formes du jardin marquées par la dialectique de la clôture et de l'ouverture et sollicitées par la double postulation de l'artifice et du naturel. Il explore aussi les fonctions du jardin qui se ramifient en fonction politique et sociale, narrative, poétique et métapoétique. Il fait enfin un sort aux langages floraux qu'ils viennent de la poésie, de la science ou de la philosophie du végétal. Les fleurs sandiennes fécondent la symbolique littéraire autant que la représentation plastique des aquarelles ou des dendrites.




  • Les premières lignes

Simone BERNARD-GRIFFITHS, Marie-Cécile LEVET George Sand sous le signe de Flore

Les fleurs sont omniprésentes dans la vie et l'oeuvre de George Sand. Elle les cultive à Nohant, les recueille dans ses herbiers, les peint ou les dessine à l'aquarelle ou au fusain, les observe au cours de ses promenades, les ordonne dans l'harmonie de jardins réels ou imaginés. Pareille passion reflète l'histoire d'une époque : l'engouement pour la botanique, l'évolution de l'art des jardins (doublement sollicité par la régularité dite «à la française» et le négligé savant cher à la mode anglo-chinoise), un art qui affectionne les serres en qui s'épanouissent les efflorescences des plantes rares et d'un érotisme aussi exubérant qu'excentré par rapport au légitimisme moral qui règne dans les demeures qu'il côtoie. La vie publique elle-même s'embellit de parcs. Le marquis de Villemer, héros d'un roman de 1861, entraîne son frère au bois de Boulogne qui était à l'époque un charmant bosquet plein d'ombre et de rêverie. Rien d'étonnant dès lors à ce que l'imaginaire sandien s'exprime en «bouquet», pour reprendre l'expression d'Henri Bonnet et se parsème de jardins dont Michèle Hecquet puis Eve Sourian soulignent l'importance dans les textes intimes comme dans les essais et romans et jusque dans cette ébauche que sont les Mémoires de Jean Paille, censée conter l'histoire d'un jardinier, petit-fils de Rousseau.

Formes du jardin

Cette omniprésence s'accompagne d'un polymorphisme que structure une constante dialectique entre l'ouverture et la clôture d'abord dictée par la norme lexicale fixée par les théoriciens et auteurs de dictionnaires. Le marquis de Girardin, qui réalisa Ermenonville à la lumière des idées de son maître Jean-Jacques Rousseau, affirmait déjà : «Le mot jardin présente d'abord l'idée d'un terrain enclos». Le Larousse du XIXe siècle renchérit : «lieu ordinairement clos où l'on cultive des plantes potagères, des arbres à fruits, des végétaux d'agrément ou d'étude».


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