Auteur : Guy Carlier
Date de saisie : 14/02/2007
Genre : Humour
Editeur : Pocket, Paris, France
Collection : Best, n° 13016
Prix : 6.20 € / 40.67 F
GENCOD : 9782266163446
Sorti le : 18/01/2007
«Un mot sur "Y a que la vérité qui compte" et son lot habituel de demandes en mariage. Quand on pense à l'intimité d'une telle demande, à son romantisme, faire ça devant. Bataille et Fontaine, c'est sept ans de malheur assurés ! Si jamais votre fiancé vous fait venir à "Y a que la vérité qui compte" pour vous demander en mariage, quittez-le vite, c'est un gros blaireau.»
Electron libre de la radio et de la télévision, Guy Carlier - plus libre que jamais - nous propose ici un réjouissant jeu de massacre. Télé-réalité, télé-poubelle, émotions frelatées, candidats et témoins «chair-à-télé», animateurs pathétiques, rien ne nous aura été épargné... alors Carlier n'épargne rien ni personne au fil de ces chroniques hilarantes.
Également chez Pocket : Splendeurs et misères du petit écran, Nouvelles chroniques télé et lettres matinales, J'vous ai apporté mes radios, Ultimes chroniques télé et Les nouveaux bijoux de chez Carlier.
À Jean-Luc Hees
Contrairement à ce qu'on a pu lire dans la presse, il n'y a pas eu, à France Inter, après l'entrée en fonctions du nouveau président, de chasse aux sorcières.
La preuve, c'est qu'Edwige Antier et Macha Béranger sont toujours là. Nos sorcières n'ont donc pas été chassées et il faut en donner acte à monsieur Cluzel.
Bon, si on veut pinailler, pas de chasse aux sorcières, mais on note quand même une petite battue au Jean-Luc Hees.
C'est un drôle d'animal, le Jean-Luc Hees. Le nôtre était un vieux mâle à la crinière blanche. Pour le faire sortir de sa tanière, il suffisait de faire passer dans le couloir une assistante de moins de 25 ans à la cuisse longue et au pull trop court laissant apparaître un petit ventre du meilleur aloi.
Le Jean-Luc Hees est un vieux fauve qui avait creusé son terrier à la Maison de la Radio. Parce qu'il aimait le service public, parce qu'il aimait cette maison ronde.
Tout ça pour vous dire que si je suis triste ce matin, c'est d'une part parce que Jean-François Kahn a rasé sa moustache ridicule qui faisait notre joie, mais surtout parce qu'un vieux fauve me manque...
De penser qu'on ne le verra plus là-haut en régie, lorsque nous recevons une jeune comédienne, que je ne lui piquerai plus sa table au restau d'en face où il déjeunait souvent seul avec pour uniques compagnons deux livres (le premier, qu'il ne lisait pas, était généralement un Jim Harrison en version originale qui servait à cacher en dessous les Mémoires de Loana).
Cher Jean-Luc, ton sourire fatigué, ta paupière désabusée et ta voix magnifique nous manquent déjà.
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