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L'oiseau d'or : et autres contes

Couverture du livre L'oiseau d'or : et autres contes

Auteur : Jacob Grimm | Wilhelm Grimm

Illustrateur : Aurélia Fronty

Traducteur : Marthe Robert

Date de saisie : 11/02/2007

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France | SNCF

Collection : Voyage en page

Prix : 2.50 € / 16.40 F

GENCOD : 9782070611256

Sorti le : 08/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Un enfant, à qui la chance sourit toujours, s'en va en enfer. Il doit arracher trois cheveux de la tête du diable, pour que la prédiction faite à sa naissance s'accomplisse. Un jeune prince, accroché à la queue d'un renard, file de royaume en royaume. Il veut capturer l'oiseau d'or que convoite son père. Une reine courageuse parcourt le monde à la recherche de son époux ensorcelé. Le soleil, la lune et le vent de la nuit sont ses alliés. Trois contes merveilleux qui ont pour héros d'incroyables voyageurs !




  • Les premières lignes

Il était une fois une pauvre femme qui mit au monde un petit garçon, et comme il était né coiffé, on lui prédit qu'à l'âge de quatorze ans il épouserait la fille du roi. Peu après, le roi se rendit au village. Personne ne savait que c'était le roi et, quand il demanda aux gens ce qu'il y avait de nou­veau, ils lui répondirent :
- Ces jours-ci il nous est né un enfant coiffé. Tout ce qu'un enfant de cette espèce entreprend tourne toujours à son avantage. D'ailleurs, on lui a prédit qu'à l'âge de quatorze ans il épouserait la fille du roi.
Le roi, qui avait le coeur méchant et que la prophétie mit en colère, alla trouver les parents, se donna l'air très aimable, et leur dit :
- Pauvres gens, confiez-moi votre enfant, je veux me charger de lui.
Ils commencèrent par refuser, mais comme l'étranger leur offrait une grosse somme et qu'ils se disaient : «C'est un enfant de la chance, cela ne peut que bien tourner pour lui», ils finirent par accepter et lui donnèrent l'enfant.
Le roi le mit dans une petite caisse et partit à cheval avec lui, jusqu'au bord d'une eau profonde. Alors il y jeta la petite caisse en se disant : «J'ai débarrassé ma fille de ce prétendant inattendu.» Mais la caisse n'alla pas au fond, elle vogua comme un petit bateau et pas une goutte d'eau ne pénétra à l'intérieur. Elle navigua ainsi jusqu'à deux lieues de la capitale du royaume, où se trouvait un moulin, avec un barrage où elle resta accrochée.


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