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Al- Qaida menace la France

Couverture du livre Al- Qaida menace la France

Auteur : Antoine Sfeir

Date de saisie : 10/02/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Actu

Prix : 10.00 € / 65.60 F

GENCOD : 9782749109244

Sorti le : 25/01/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Le 26 décembre 1994, sur l'aéroport de Marseille, un Airbus A300 en provenance d'Alger est cloué au sol depuis deux jours. Soudain, des hommes masqués passent à l'assaut : ils font sauter la porte et libèrent les cent soixante-dix-sept passagers otages du commando du GIA.

Sans l'intervention du GIGN, cet appareil devait redécoller et percuter la tour Eiffel, un 24 décembre, fête anniversaire du monde chrétien.

Sans cet assaut, on ne parlerait peut-être pas aujourd'hui du «11 septembre 2001» mais du «24 décembre 1994».

Depuis, le terrorisme islamiste n'a jamais cessé de menacer la France. Pourquoi ?

Antoine Sfeir est le directeur des Cahiers de l'Orient.




  • Les premières lignes

Le jeune homme timide

La première fois que j'ai rencontré Oussama Ben Laden, c'était à Riyad, en Arabie Saoudite. À l'automne 1982. À cette époque, Rafic Hariri, qui n'était pas encore Premier ministre libanais, mais simple homme d'affaires, avait réussi à imposer son fameux plan de reconstruction du centre-ville de Beyrouth détruit par des années de guerre civile.
Parmi les investisseurs qui allaient s'intéresser au projet et en être finalement partie prenante, figurait un certain Haïdar Ben Laden, financier de la famille Ben Laden. Une famille dont la fortune colossale faisait et fait toujours rêver le Moyen-Orient. Sa prospérité et sa renommée suscitent toujours admiration et respect en Arabie Saoudite.
Le grand-père Ben Laden, originaire du Yémen, était arrivé en même temps que le fondateur du royaume, Ibn Séoud. Il accompagnait alors les Séoud dans leur reconquête de l'Arabie. Chaque fois que leur chemin croisait un lieu de culte, une mosquée ou une madrasa détruite, il en assurait la reconstruction. Ainsi la famille Ben Laden, avec sa société SBLG (Saudi Ben Laden Group) spécialisée dans le bâtiment de culte musulman, a pu étendre ses marchés dans toute la péninsule arabique et l'ensemble du golfe Persique.
Haïdar, le fils financier du groupe, tenait donc salon chez lui à Riyad. J'attendais pour l'interviewer sur le projet libanais. Dans l'antichambre, j'aperçois, timidement installé dans un coin, un jeune homme d'environ 25 ans qui porte une barbichette et un costume à l'occidentale. Je m'assieds spontanément à ses côtés et la conversation s'engage.
Il me dit qu'il travaille à la SBLG où il est chef de chantier. Sa voix est étrangement douce, presque larmoyante. Je suis bien entendu surpris de trouver un chef de chantier dans cette immense pièce aménagée à la saoudienne. Tous les fauteuils et canapés sont poussés contre les murs pour mieux mettre en valeur les dimensions infinies du tapis. On s'imaginerait dans une salle de bal.


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