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Nul ne sait qui nous sommes

Couverture du livre Nul ne sait qui nous sommes

Auteur : Pierre Bellemare | Grégory Frank

Date de saisie : 10/02/2007

Genre : Policiers

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Thrillers

Prix : 22.00 € / 144.31 F

GENCOD : 9782226176745

Sorti le : 07/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Stéphane Roy est-il en train de vivre ses derniers instants ? Lorsque nous pénétrons dans sa mémoire, nous sommes propulsés dans l'impensable quête qui l'a lié pour toujours à la très secrète Adélie Cartwright.
Tout a commencé lorsque Stéphane est arrivé à Paris, porteur d'enveloppes pleines de billets, confiées par l'oncle d'Adélie, Julien Abestéguy, tué à ses côtés dans un accident... Mais quels rapports unissaient vraiment les deux hommes ? Julien a mis en place un emboîtement inéluctable d'indices pour mener les jeunes gens vers un héritage inconnu, convoité par un dangereux cartel. Que doit leur révéler Ganesh, le dieu à tête d'éléphant ? Pourquoi ce voilier de luxe en partance vers une île turque ? Que dissimulent les écrits du plus grand voyageur du siècle de Louis XIV ?
Ligne après ligne, nous disposons de tous les éléments pour élucider le mystère. Et à l'instant où tout semble se résoudre, nous perdons l'équilibre ! Tout ce que nous avons lu n'était-il que faux-semblants, jeux de miroirs, châteaux de sable ? Qui sont en vérité Adélie et Stéphane ? Nul ne le saura avant le dernier chapitre de ce roman à l'écriture intense. Parions que ni les héros... ni les lecteurs n'en sortiront indemnes !

Complices depuis trente ans, ces deux hommes de radio, de télévision et d'édition se retrouvent pour ce premier roman aux Editions Albin Michel. Une histoire où la réalité n'est jamais celle que l'on imagine, inspirée par Pierre Bellemare et écrite par Grégory Frank.




  • Les premières lignes

Voix off

Ton visage au-dessus du mien, tes cheveux qui se défont brusquement et ruissellent vers moi... C'est, je m'en aperçois, mon premier souvenir de toi vraiment net. Nous nous connaissions depuis douze minutes.
Jusque-là, je t'avais assez mal vue : sous les arcades à peine éclairées de jaune, nous avions échangé trois phrases. Ensuite, plus trop le temps de te regarder : les événements s'étaient précipités.
Ton visage penché, attentif, auréolé du déferlement de ta chevelure, reste ainsi ma première image précise. J'y distingue même trois gouttes de transpiration, perlant entre le nez et la lèvre.
Je crois que je t'aimais déjà depuis dix minutes au moins.
Donc, moi étendu, toi à genoux. Tu essayais d'évaluer ma souffrance, la gravité de ma blessure. De tes deux paumes jointes, tu appuyais sur ma poitrine pour comprimer la plaie et tu me parlais.
La douleur, la même, violemment, revient maintenant.
Chacune de mes cellules, dans la douleur d'aujourd'hui, retrouve cette fulgurance du premier soir. Un coup de poing venu de l'intérieur et qui se prolonge. Et la brûlure au premier plan. Mais cette fois, elle me fait un mal de chien.
Est-ce que Satka a eu mal comme ça ? J'espère que non.
Ma pauvre et brave et tendre bestiole : l'une de ses côtes lui a percé le coeur quand le cantonnier soûlographe l'a culbutée sous son tombereau... J'ai toujours voulu me persuader qu'elle n'avait pas souffert, qu'elle avait sombré instantanément. Mais on dérouille quand même !
Pas le moment de s'attendrir sur un clébard. Satka repart au paradis des chiens et je remonte le film un peu en arrière.
Toutes les séquences que nous avons franchies ensemble sont au rendez-vous, dans le désordre. Il y aurait du montage à faire. Je crains de n'avoir pas le temps : ce n'est pas pour en rajouter, ni pour me faire plaindre, mais, sincèrement, c'est comme si j'étais en train de mourir.


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