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Contes judéo-espagnols : la mariée de sucre

Couverture du livre Contes judéo-espagnols : la mariée de sucre

Auteur : Vanessa Pfister-Messavage

Illustrateur : Sandra Albukrek

Date de saisie : 09/02/2007

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Ecole des loisirs, Paris, France

Collection : Neuf

Prix : 8.00 € / 52.48 F

GENCOD : 9782211082624

Sorti le : 18/01/2007


  • La présentation de l'éditeur

Contes judéo-espagnols
La mariée de sucre et de miel

En 1492, les rois Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon ordonnent aux Juifs de leur royaume de se convertir au catho­licisme ou de quitter l'Espagne. Cent cinquante mille d'entre eux s'embarquent alors vers l'inconnu en n'emportant rien d'autre que la clé de leur maison, pour le jour où ils rentreront.
Mais ils ne sont jamais rentrés.
Les plus nombreux font route vers l'Empire ottoman car c'est là qu'ils sont le mieux accueillis. Leur langue, le castillan médiéval, va se transformer au contact des langues parlées dans les divers territoires qui composent l'empire (le turc, le grec, le bulgare...) pour devenir le judéo-espagnol.
C'est en judéo-espagnol que, de Sofia à Salonique, d'Alexan­drie à Istanbul, les séfarades se transmettent leurs histoires. Des contes délicieux et insolents, remplis de tendresse et de poésie, où l'on parle d'amour et de sagesse, d'hommes pieux, d'enfants gourmands ou d'épouses plus rusées que le diable.

Illustrations de Sandra Albukrek-Sebban




  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction de Vanessa Pfister-Mésavage :

Les Judéo-Espagnols sont les descendants des Juifs expulsés d'Espagne en 1492 par les Rois Catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Se convertir à la religion catholique ou quitter les terres d'Espagne, tels étaient les termes du décret royal qui mit environ cent cinquante mille Juifs sur les chemins de l'exil. Leurs pas les menèrent vers le Portugal, l'Afrique du Nord, l'Europe du Nord, l'Italie, l'Autriche, l'Egypte et la Palestine. Cependant, ce fut dans l'Empire ottoman qu'ils reçurent le meilleur accueil. Aussi, le plus grand nombre des exilés gagna-t-il les territoires des actuelles Grèce, Turquie, Bulgarie, et de l'ex-Yougoslavie.
Les sultans pratiquaient la tolérance religieuse et offrirent aux nouveaux immigrés un statut qui leur garantissait protection et liberté d'activité. Il leur fut ainsi permis d'occuper de hautes charges administratives, financières et politiques auprès du gouvernement impérial, mais aussi d'exercer leurs talents de médecins auprès des souverains. Les Juifs joueront également un rôle important dans le développement du commerce extérieur, de l'industrie textile et notamment de l'imprimerie. Quant aux plus modestes, ils exercèrent traditionnellement les métiers de l'artisanat (tisserands, savetiers...), du petit commerce (marchands de légumes, ferblantiers, colporteurs, etc.).
Une légende raconte qu'en quittant l'Espagne, les exilés gardèrent la clé de leur maison, laquelle aurait été transmise de génération en génération, pour le jour où il serait permis à leurs descendants de rentrer. Ce qui est certain, c'est qu'ils emportèrent un riche bagage culturel et linguistique. En effet, la langue religieuse des Juifs de l'Empire ottoman était certes l'hébreu, mais leur langue quotidienne était une forme de castillan médiéval. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les Judéo-Espagnols vécurent regroupés dans des quartiers autour des synagogues, et leur mode de vie changea peu au cours des siècles. Leur existence était organisée autour du cycle de la vie et des fêtes de l'année juive, ce qui permit la transmission de la langue et des traditions culturelles au fil des générations.


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