Passion du livre - tout sur le livre : Trente-trois jours en été

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Trente-trois jours en été

Couverture du livre Trente-trois jours en été

Auteur : Annette Lévy-Willard

Date de saisie : 10/02/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 2-221-10845-0

GENCOD : 9782221108451

Sorti le : 08/02/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

- Je déteste vos articles ! Et je vous déteste ! hurle l'homme hystérique dans mon portable.
- Mais... je raconte ce que je vois..., dis-je, confiante, en pensant au nombre égal de mails d'insultes des deux camps que nous avions reçus au journal. Certes, j'étais sur le versant israélien de la frontière infranchissable avec le Liban, mais j'ai évidemment suivi ce qui se passait de l'autre côté...
- Vous étiez au bar de votre hôtel ! Ou à la plage ! continue-t-il crescendo d'une voix aiguë. Et de toute façon ce n'était même pas une guerre ! Je raccroche. Et je commence ce livre.

Annette Lévy-Willard passait ses vacances en famille à Jérusalem lorsque le conflit entre Israël et le Hezbollah éclate le 12 juillet 2006. Immédiatement, elle reprend son activité de grand reporter pour couvrir cette étrange guerre - qui aujourd'hui encore n'est pas finie.
Un récit drôle, émouvant et très personnel, dans la tradition des meilleurs auteurs du journalisme gonzo américain. Porté par l'écriture électrique et le regard cinglant qui ont déjà fait le succès de ses précédents livres.

Annette Lévy-Willard, journaliste à Libération, a déjà publié : Moi, Jane, cherche Tarzan, Chroniques de Los Angeles et Chroniques de la guerre du sexe en Amérique.





  • La revue de presse Alain Frachon - Le Monde du 9 février 2007

Journaliste au quotidien Libération, Annette Lévy-Willard est en vacances en Israël en juillet 2006 quand arrive la guerre. C'est un pays qu'elle connaît bien, elle y a des amis, notamment dans la tribu des intellos-bobos de la gauche journalistique et artistique. Elle assiste à un festival de cinéma quand la milice du parti chiite libanais Hezbollah mène, le 12 juillet, une attaque en Israël, le long de la frontière : deux soldats enlevés, plusieurs autres tués. On connaît le reste de l'histoire, la réplique d'Israël et celle du Hezbollah. Annette Lévy-Willard abandonne son festival, elle va suivre cette guerre pour Libération et en tenir une chronique plus personnelle : ce livre. Elle n'a pas de thèse, elle ne se prend pas au sérieux, elle n'a ni message ni leçon à délivrer - juste un carnet de route, un journal de trente-trois jours, son carnet de notes et d'anecdotes tragi-comiques. Ce pourrait être futile, un tantinet radical-chic. C'est tout le contraire : un livre dense, qui sonne juste.



  • Le message de l'auteur

Annette Lévy-Willard - 08/03/2007



  • Les premières lignes

- Espadrilles roses ?
Pour son baptême du feu de reporter sur le front, Pil est stupéfaite.
- Je n'avais pas prévu de guerre pendant mes vacances...
Nous avons décidé de partir ensemble pour nos médias respectifs vers la ligne de bataille.
On a essayé de trouver un plan en prenant de l'es­sence et fini par se résigner à acheter une carte en hébreu. Cela va être dur. J'ai pris le volant.
- Les statistiques sont formelles : on a plus de chances de mourir dans un accident de voiture sur une route israélienne que dans un attentat suicide, ou frappées par un missile du Hezbollah, lui ai-je expliqué pour la convaincre de renoncer à la coutume journa­listique du fixer ou homme-chauffeur-traducteur-garde du corps.
- OK. Mais qui va nous traduire les flashes d'info à la radio ? On ne saura pas ce qui se passe.
- Laissons les fenêtres ouvertes, on entendra les sirènes.
La Pil est confiante, sans doute impressionnée par mon passé guerrier. Je lui raconte des anecdotes de ma première guerre du Liban, en 1982, quand les Israéliens (et moi dans la foulée) avaient poussé jus­qu'à Beyrouth.
(Ce n'était pas le même ennemi mais probable­ment la même connerie ! me dis-je en pensant à la guerre du Liban I.)
Fluide, l'autoroute vers la frontière libanaise, un vrai plaisir : personne. La sublime côte méditerra­néenne est déserte, belles vagues de surf mais pas un parasol, pas un café, pas une station-service, pas un bus, pas un train.
- On peut dire qu'il n'y a pas un chat - mais les seuls êtres vivants qui déambulent encore dans les rues sont des chats. (Les gens sont partis et ont laissé leurs animaux domestiques ?)
- Nous sommes sur une autoroute VIP, explique Pil (en ligne avec la rédaction de sa station de radio à Paris). Très privée. Très calme.
Au bout, étincelante autour de sa baie, Haïfa. La majestueuse capitale historique du Nord, où vivent en harmonie Juifs et Arabes, est fantomatique. Personne ne marche, personne ne conduit, le port est figé.


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