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Du même auteur

Couverture du livre Du même auteur

Auteur : Nan Aurousseau

Date de saisie : 22/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 15.50 € / 101.67 F

ISBN : 978-2-234-05948-1

GENCOD : 9782234059481

Sorti le : 01/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

" On m'attend sur mon deuxième bouquin il paraît.
Eh bien on m'attendra longtemps parce que je n'en ferai pas. C'est ce que je me disais après la parution de Remords d'un comique voyageur, mon premier roman. Le succès m'avait fait peur, je ne m'y attendais pas, et puis la foule m'inquiétait pendant les signatures, mes tendances paranoïdes s'en étaient trouvées aiguisées et logiquement j'échafaudais des hypothèses solides en apparence "C'est bien beau tout ça mais ça peut mal s'achever, dans un Salon du livre par exemple, qu'un tordu fanatisé, le foie pourri par les neuroleptiques, me finisse sur ma pile d'invendus un dimanche de septembre".
Finir à la rentrée, c'était bien dans mon genre. Je restais donc sur ma réserve quand quelqu'un a sonné à ma porte un matin. Il devait être aux environs de six heures et je dormais encore. J'ai enfilé une chemise à la va-vite et j'ai été ouvrir. C'était ma voisine du dessous, elle était à poil avec un colt 45 à la main. " Du même auteur est le deuxième roman de Nan Aurousseau. Il a publié Bleu de chauffe en 2005 aux éditions Stock.





  • La revue de presse François Cérésa - Le Figaro du 1er février 2007

On l'a compris, le livre de Nan Aurousseau n'a rien à voir avec un roman-guimauve de Marc Levy ou un exercice de littérature nombrilo-anorexique de Mme Angot. C'est un roman noir, tendu, tordu, au style 357, avec des ramifications saugrenues, où il est question de sexe, de mensonge et de vidéo. Pour un peu, on prendrait cela pour un film...
Tout cela est bien ficelé, roboratif, aussi redoutable que le GHB, cette pilule de l'oubli utilisée par les violeurs professionnels, un truc à assommer un cheval. Les héros s'appellent Spratt, Waulk, Mouss, Schouler. C'est comme s'il y avait de la pince à prises multiples dans du Simonin. Ici, le cave se rebiffe aussi. Et quand il envoie les bastos, ce sont des mots qui volent comme des frelons, façon 11,43, parfois consensuels, toujours intrépides, entre des hélices d'ADN et des effluves de vin de pays ad libitum.


  • La revue de presse Anne Crignon - Le Nouvel Observateur du 1er février 2007

Son second roman paraît ces jours-ci. Intitulé «Du même auteur», c'est un «p'tit roman noir», comme il dit, plein de souffle et d'allant. Aurousseau a sa musique. D'une enfance dans le Belleville populaire des années 1960, il a gardé une partition toute personnelle où les patrons sont des tauliers et les p'tits gars comme lui des plombards...
Tous les matins, il regarde se lever le soleil. «Pour moi chaque jour est un siècle.» Peut-être parce qu'il a failli mourir deux fois. De cet entre-deux où il s'est égaré quand les secouristes s'affairaient pour le sauver de la noyade, il a rapporté un étrange savoir. Le couloir blanc phosphorescent, ce passage entre vie et mort dont l'évocation fait se tordre les sceptiques, existe. Depuis ce jour, Nan Aurousseau dit qu'on ne vit pas impunément. A l'heure de la révérence, la conscience affronte ses juges, qui sont impitoyables. Mais il est trop tard alors pour faire les soudures.



  • Les premières lignes

On m'attend sur mon deuxième bouquin il paraît. Eh bien on m'attendra longtemps parce que je n'en ferai pas. C'est ce que je me disais après la parution de Remords d'un comique voyageur, mon premier roman. Le succès m'avait fait peur, je ne m'y attendais pas, et puis la foule m'inquiétait pendant les signatures, mes ten­dances paranoïdes s'en étaient trouvées aiguisées et logiquement j'échafaudais des hypothèses solides en apparence «C'est bien beau tout ça mais ça peut mal s'achever, dans un Salon du livre par exemple, qu'un tordu fanatisé, le foie pourri par les neuroleptiques, me finisse sur ma pile d'invendus un dimanche de septembre». Finir à la rentrée, c'était bien dans mon genre. Je restais donc sur ma réserve quand quelqu'un a sonné à ma porte un matin. Il devait être aux environs de six heures et je dormais encore. J'ai enfilé une chemise à la va-vite et j'ai été ouvrir. C'était ma voisine du dessous, elle était à poil avec un coït 45 à la main et elle m'a repoussé dans l'appartement en me gueulant dessus. Comme tous les gagnants je n'ai pas réfléchi et j'ai essayé bêtement de lui arracher son arme. Si j'aurais su j'aurais pas dû comme disent les mômes parce que c'est là que le coup est parti et je me suis ramassé une balle dans la cuisse. Je me suis affalé contre la chaîne stéréo toute neuve que je m'étais payée avec mes droits d'auteur. Je l'ai éclatée, la chaîne, et je pissais le sang à fond les grelots. Ça fait mal une balle de 45 dans la cuisse, nom de Dieu ! C'était la première que je prenais et pour la première fois de ma vie je me suis mis à hurler avec les loups qui me dévoraient la jambe.
- Ferme ta gueule ou je t'en mets une autre, m'a notifié sèchement ma voisine en refermant la porte.
Je ne la connaissais pas sous cet angle-là, je veux dire en contre-plongée avec la chatte à l'air.


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