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L'explosion de la durite

Couverture du livre L'explosion de la durite

Auteur : Jean Rolin

Date de saisie : 28/03/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 2-84682-120-8

GENCOD : 9782846821209


  • La présentation de l'éditeur

L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi.
Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autre fantôme moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même.
Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.



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  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 28 mars 2007

Sous la plume de Jean Rolin, le récit de ce périple problématique n'emprunte bien évidemment pas une route toute droite. Il sinue, au contraire, dans l'espace et le temps, réfléchit à l'histoire politique de l'Afrique, emprunte à Proust et à Conrad sa pente méditative, s'offre bien sûr des incursions, tantôt drolatiques, tantôt pudiques, dans l'autobiographie de l'auteur, sa généalogie. Ce qui naît de tout cela ? Un livre comme seul Rolin sait en écrire, mélancolique et voyageur, rêveur et précis, poétique et ironique, fantaisiste et profond.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, mars 2007

L'odyssée sera chaotique. Dès la première page, c'est le drame (et le titre) : l'explosion de la durite ! Dans sa «mission», Jean Rolin a bien deux collaborateurs congolais, mais qui ne l'aident guère. En parallèle, il sera question de l'assassinat du Premier ministre Patrice Lumumba, des fantômes de Joseph Conrad et W.G. Sebald, du destin du Che, d'une relecture de Proust et, bien entendu, de nombreux animaux... A l'image de ce bahut bringuebalant, L'explosion de la durite accélère, fait route arrière, s'emballe à nouveau avant de faire une pause. Ce formidable road book au style simple et racé en a sous le capot : il ouvre une foultitude de pistes de lecture. Et c'est bien la grande force de ce livre inclassable, capable de joindre la réflexion littéraire au témoignage sur l'Afrique contemporaine, la leçon d'histoire au portrait cocasse. Tous ces éléments disparates ont néanmoins en commun un grand respect de l'autre, quel qu'il soit...


  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang - Libération du 15 février 2007

Ce livre raconte donc le convoyage d'une Audi 25 de Paris à Kinshasa, et dont, en parfait accord avec la promesse du titre, une durite explose...
Bienvenue, donc, à ceux qui nous rejoignent maintenant. Avec l'Explosion de la durite (mâtin, quel titre !), Jean Rolin nous délivre un nouvel épisode de ses tribulations d'un curieux au monde, Tintin au Congo. Mais non, Rolin n'est pas Tintin, contrairement au reporter du Petit Vingtième, il ne se mêle qu'à doses infinitésimales de changer le cours de l'Histoire ou de redresser quelques torts, en revanche il ne se gêne pas pour écrire des articles et des livres qui disent, sinon ses aventures, du moins celles des autres sous son regard étonné, amusé, atterré ou complice, alors que Tintin, tintin !...
Jean Rolin revient en Afrique, presque vingt ans après la Ligne de Front, un voyage dans la partie australe du continent, récompensé en 1988 par le prix Albert Londres. Ce retour vient de bien plus loin encore, du temps de Léopoldville, avant qu'elle ne devienne Kinshasa, du temps où son propre père, médecin militaire pacifiste, y tenait centre culturel, si bien que son talent inégalé à dire les choses vues, entendues et vécues dans le picaresque d'une situation prétexte (la durite qui pète) se teinte d'une nostalgie personnelle et, entre deux bateaux, deux hôtels et deux postes de douane, nous fait visiter la grande Histoire de cette grande Afrique, sous les règnes des Mobutu, des Kabila, des Bokassa, mais également sous l'ombre portée de Lumumba, et le fantôme de Che Guevara.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express du 8 février 2007

Flegme, humour et fantaisie. Assurément, Jean Rolin aurait dû être anglais. C'est sur le ton détaché d'un lord revenu de tout, voire d'un agent de services très spéciaux, que l'écrivain vagabond nous conte les péripéties d'un périple pour le moins absurde...
Jean Rolin progresse par digressions, aussi à l'aise dans la description d'un pouillot égaré que dans celle du protocole du carré des officiers d'un navire de l'île de Man ou des inévitables courses à Champion. Que du bonheur !


  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 1er février 2007

Jean Rolin ne trouve pas son inspiration dans l'actualité ou les sujets à la mode pour bricoler l'un de ces objets manufacturés destinés à affoler la liste des meilleures ventes. Ses livres vagabondent, brinquebalent (comme la voiture dont il est question ici), prennent des chemins de traverse, ne négligeant pas l'esprit d'escalier ni les plaisirs de la digression...
Des souvenirs de séjours passés au coeur des années soixante dans ce Congo où son père était diplomate remontent aussi...
À l'écart des poses de l'écrivain baroudeur, Rolin relit Proust et nous ravit d'anecdotes, ordinaires ou étonnantes, de choses vues et de petits faits vrais, qui disent beaucoup de nos existences. S'il n'écrit plus de romans, c'est parce qu'il sait que toute vie devient un roman pour peu qu'une langue parfaite la saisisse. Jean Rolin est un compagnon avec lequel on aime se promener, écouter sa voix claire et sans effets, son humour désabusé... «Un jour, il faudra que je raconte cette histoire, l'histoire de ma mort héroïque et de la révolution qui s'ensuivit», annonce-t-il à la dernière page. On attend cela avec impatience.


  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 1er février 2007

Le voyage n'a pas commencé que déjà l'on ne compte plus les tuiles, retards, obstacles, surprises, le tout finissant par constituer le plus enjoué et drôle des récits. L'auteur se découvre avec un des lieutenants ukrainiens du cargo une passion commune pour Mylène Farmer, tombe en panne sur la route de Kinshasa (la fameuse durite), frôle plusieurs fois la mise en garde à vue par des policiers africains qu'il amadoue avec des liasses de francs CFA, découvre dans la capitale qu'il s'y tient un «congrès international de spécialistes des grands singes». On sait bien que la réalité a de l'imagination à revendre. Mais, pour les singes, est-ce qu'elle n'en fait pas un peu trop ?



  • Le bouche à oreille des écrivains

Dominique Fabre - 16/03/2007


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