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Un soleil d'enfer

Couverture du livre Un soleil d'enfer

Auteur : Thomas Abercorn

Traducteur : Marie Deversois

Date de saisie : 02/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 19.95 € / 130.86 F

GENCOD : 9782841878529

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Si le président des Etats-Unis et le chancelier d'Allemagne sont soudain terrassés par de violentes nausées et d'impressionnantes réactions cutanées, cela s'appelle une urgence médicale.

S'ils le sont ensemble au cours d'une rencontre bilatérale et se trouvent en péril de mort, cela s'appelle un état d'urgence.

Si leur épouse, leurs conseillers, leurs agents et jusqu'au labrador du président sont atteints des mêmes symptômes inconnus, on commence à parler de complot terroriste - le plus sérieux que l'Amérique ait subi depuis celui du 11 Septembre.

Empoisonnement ? Attentat chimique ou bactériologique ? Depuis quand l'oedème de Quincke fait-il partie de l'arsenal d'al-Qaida ? Seuls faits avérés : l'«attaque» s'est produite dans le ranch de Camp David, zone étroitement surveillée par le FBI, au beau milieu du printemps.

Et s'il ne s'agissait que d'une banale allergie saisonnière ? Banale... ou génétiquement manipulée ? Tandis que les victimes de l'épidémie se comptent bientôt par centaines sur le territoire américain, paranoïa, chantage et suspicion font des dommages collatéraux au Pentagone, à la Maison-Blanche et dans les services secrets. Car le pouvoir politique et les OGM ont parfois des gènes en commun...

Sous le pseudonyme de Thomas Abercorn se cache un scientifique dont les romans nous alertent sur les dérives et les dangers de la «science sans conscience». Il a déjà donné la mesure de son talent avec La Protéine du Diable (Lattes, 2001) et Macaques Attack (L'Archipel, 2003).




  • Les premières lignes

Circulant dans n'importe quelle grande ville du monde, même un sourd-muet illettré aurait compris que quelque chose d'important s'était passé et que les mécanismes infinitésimaux qui règlent les affaires courantes étaient devenus amok.
L'oeil vitreux, les piétons s'arrêtaient et se parlaient sans même se connaître. Dans le trafic réduit, les automobilistes échangeaient d'une portière à l'autre des informations d'un air funèbre.
Oui, quelque chose avait eu lieu.
Quels que fussent les fuseaux horaires, la nouvelle interrompit, en effet, tous les programmes de télévision et de radio dans le monde, à Moscou, au Caire, à Tbilissi, à Francfort, à Jakarta, à Johannesburg, à Santiago du Chili et ailleurs : le président des États-Unis, Clyde Coulter, et le chancelier d'Allemagne, Gottlieb Stahlhardt, qui séjournaient à Camp David ce 17 avril, avaient été saisis d'un violent malaise et transportés tous deux d'urgence, par hélicoptère, à l'hôpital de l'université George Washington, sur Réservoir Road, dans la ville de Washington, à 17 h 45.
Leur état était qualifié de critique.
Selon les premiers rapports, le Président et le Chancelier se promenaient depuis une heure dans les prés jouxtant le ranch quand ils avaient été fortement indisposés. Le Chancelier s'était écroulé et le Président avait fait signe aux gardes du corps qui avaient accouru et demandé par téléphone des civières et des hommes pour transporter les deux chefs d'État.
Pis, Melinda Coulter, l'épouse du Président, avait aussi eu un malaise et faisait l'objet de soins intensifs. De même, deux des conseillers du Président, Robin Toland pour les Affaires étrangères et William Kodiak pour la Science, qui présentaient les premiers troubles de la maladie inconnue, avaient dû être évacués.
On osa à peine mentionner que Snap, le labrador du Président, avait succombé aux mêmes symptômes. Il n'était pas besoin d'en rajouter.


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