Passion du livre - tout sur le livre : Aviation populaire ou aviation prolétaire

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Aviation populaire ou aviation prolétaire

Couverture du livre Aviation populaire ou aviation prolétaire

Auteur : Vital Ferry

Date de saisie : 11/04/2007

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : Ed. du Gerfaut, Paris, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

GENCOD : 9782351910160

Sorti le : 20/01/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

La Grande Guerre se termine par un traité de paix qui remplit de fureur les Allemands et les incite à préparer une revanche exemplaire, alors que la France sombre dans de stériles querelles politiques. L'avènement de la gauche unie sous le nom de Front populaire donne naissance à des réformes sociales. L'ouverture des choses de l'Air à la jeunesse, baptisée «aviation populaire» en 1936, se heurte à beaucoup d'incompréhension voire d'hostilité de la part des corps constitués. Les 3 500 pilotes formés durant ses 3 ans d'existence ne seront pas utilisés dans de bonnes conditions, mais serviront par la suite avec honneur dans l'aviation militaire, sportive et commerciale.
Ce qui aurait pu être une réussite nationale et la sauvegarde du pays s'est mué en un gigantesque gâchis de bonnes volontés sous des prétextes si futiles qu'ils pourraient apparaître grotesques, si ce n'étaient leurs tragiques conséquences. Les «bleus» de l'avia popu ont bien mérité que leur existence soit rappelée.

Vital Ferry, l'auteur, est retraité de l'aviation civile et membre de la commission d'Histoire, Arts et Lettres de l'Aéro-club de France. Il se consacre à des recherches approfondies sur des épisodes et des aspects peu explorés de l'aéronautique. Il a publié en compagnie de Robert Espérou aux éditions du Gerfaut une trilogie sur le développement de l'aviation en Afrique noire francophone :
Ciels impériaux africains 1911-1940, les pionniers belges et français
Croix de Lorraine et Croix du sud 1940-1942, aviateurs belges et de la France libre en Afrique
Du trimoteur au quadrijet 1940-1961, le transport aérien en Afrique noire francophone




  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Lorsque la Grande Guerre se termine, les belligérants sont épuisés. Les vainqueurs imposent à l'Allemagne un traité de paix supposé éliminer toute velléité de renaissance en tant que puissance militaire. Les opérations ont mis en relief trois armes dont la pérennité semble assurée : le sous-marin, l'automobile sous toutes ses formes, depuis les taxis de la Marne aux camions de Verdun, jusqu'aux tanks des offensives victorieuses, et l'aviation. Cette dernière, boudée au départ par l'Armée, s'est trouvée à la pointe des attaques en 1918, cavalerie volante dont la puissance d'intimidation a été notée par les experts.
Le traité de paix l'a particulièrement visé en interdisant toute construction aéronautique à l'Allemagne dont les entrepreneurs émigrent notamment en URSS, en Suède, aux Pays-Bas, en Suisse sur l'autre rive du lac de Constance. C'est que les constructeurs allemands avaient fait preuve de hardiesse dans la conception des machines, particulièrement dans la construction métallique.
L'aviation française est sortie victorieuse et fière d'avoir alimenté les unités des Alliés, russes, italiens, américains, en matériel abondant et de qualité. Les réputations des Spad de chasse et des Breguet XIV sont bien établies. Des stocks importants subsistent à la fin des combats. Ils vont alimenter de nombreuses forces aériennes et contribuer aux débuts des lignes aériennes.
Cette atmosphère de paix voulue par les Français et entretenue par les politiques, comme Aristide Briand, endort un peu les états-majors qui s'en tiennent aux idées dont ils pensent que l'application les a conduit à la victoire. Les unités de l'aviation militaire sont dotées d'appareils peu différents de ceux de 1918, bénéficiant d'améliorations mineures car l'on préfère le biplan, dont l'habitacle est ouvert, aux appareils que l'Allemagne, sortie de sa pénitence, est en train de construire. Le vol de nuit se pratique par nuit claire, le vol aux instruments, devenu classique dans l'aviation commerciale, commence à être enseigné à de petits groupes d'aviateurs militaires. La majorité des unités doit encore découvrir les mystères du train d'atterrissage éclipsable, de l'hélice à pas variable et des volets hypersustentateurs qui sont pourtant monnaie courante ailleurs avant 1936.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli