Auteur : Anselm Audley
Traducteur : Luc Carissimo
Date de saisie : 29/01/2007
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : J'ai lu, Paris, France
Collection : J'ai lu. Fantasy, n° 8181
Prix : 8.40 € / 55.10 F
GENCOD : 9782290334980
Sorti le : 26/01/2007
Aquasilva, planète géante en grande partie recouverte par les océans, aux îles balayées par d'incessantes tempêtes, est le théâtre d'une guerre secrète et néanmoins sans merci qui oppose les fanatiques religieux à une poignée de résistants.
Lorsque Cathan Tauro, fils du Comte de Lepidor, part rejoindre son père de l'autre côté d'Aquasilva, il ignore encore qu'un long voyage l'attend, au cours duquel il se découvrira d'incroyables pouvoirs, apprendra la vérité sur ses origines et adoptera la cause des hérétiques dans leur âpre lutte contre l'obscurantisme et la tyrannie.
Bien qu'âgé de seize ans lorsqu'il se lance dans la trilogie d'Aquasilva, Anselm Audley n'en fait pas moins preuve d'une grande maturité d'écriture. Dès la parution du premier tome, Hérésie, les critiques n'ont pas hésité à comparer la richesse de son univers à celui de Dune de Frank Herbert.
«Du fer ! Du fer !»
Le cri venait de la lisière des bois, d'une foule qui se pressait à l'entrée des mines de diamant. Les oiseaux perchés dans les cèdres s'envolèrent avec des cris effarouchés. Je pressai mes chevaux, soulevant derrière mon char des nuages de fine poussière. Je ne ralentis que pour aborder le brusque crochet du sentier, à la sortie de la forêt.
Devant moi, les arbres faisaient place à une prairie qui recouvrait le versant des collines. Sur ma droite, s'élevait la palissade de rondins entourant le carreau des mines. Ses tours de guet étaient désertées. Un groupe compact se tenait devant les portes béantes de l'entrée. Que faisaient là ces gens ? Y avait-il eu un accident ? Une émeute ? Il n'aurait plus manqué que ça.
Quand je m'engageai sur le glacis entourant les mines et fis virer mon char, ils m'aperçurent. Je m'arrêtai à quelques pieds d'eux.
Un homme de haute taille, parmi les rares à porter une robe et non une tunique d'ouvrier, le visage empourpré par l'excitation, sortit de la foule qui s'était tournée vers moi. Ce n'était donc pas une émeute, ni un accident.
«Vicomte Cathan, je suis heureux de vous voir ; que Ranthas soit avec vous.» Sa barbe était taillée de près et ses cheveux huilés étaient couverts d'une fine couche de poussière. Son visage était émacié mais ses yeux, profondément enfoncés, brillaient de la même flamme que ceux des autres.
«Pourquoi cette agitation, Maal ? demandai-je. Qu'y a-t-il de si grave pour que le travail soit interrompu, alors que le caboteur doit arriver d'un jour à l'autre ?» Enfin, à condition que la tempête de coriolis qui faisait rage sur l'océan se dissipe bientôt. C'était la deuxième ce mois-ci, et le caboteur avait déjà été retardé une fois.
«Messire, nous avons trouvé du fer ! Le prêtre de Ranthas qui a proposé de nous aider à la mine a découvert un énorme filon de minerai rouge !»
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