Deadline, dernière limite / Passion du livre

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.. Deadline, dernière limite

Couverture du livre Deadline, dernière limite

Auteur : Jean-Pierre Jourdan

Préface : Raymond Moody

Postface : Evelyne-Sarah Mercier

Date de saisie : 22/01/2007

Genre : Sciences humaines et sociales

Editeur : les 3 orangers, Paris, France

Prix : 34.90 €

GENCOD : 9782912883575

Sorti le : 22/01/2007

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Vingt ans... Vingt ans passés à écouter encore et toujours la même impossible histoire.
Vingt ans passés à tenter de donner une légitimité aux Expériences de Mort Imminente : si pratiquement tous s'accordent pour dire que cette expérience est la plus belle de leur vie, presque tous ont attendu des années pour oser en parler, la gardant par-devers eux comme quelque chose de presque honteux.
En leur donnant la parole, j'ai d'abord voulu montrer à ceux qui l'ont vécue qu'ils ne sont pas seuls, que d'autres ont parfois pu vivre quelque chose d'encore plus incroyable. Leur montrer qu'ils ne sont ni fous ni hallucinés.
Ce livre est aussi pour ceux qui sont en première ligne : leurs proches, bien entendu, afin qu'ils puissent parler sans être regardés de travers, mais surtout les soignants, psychologues, infirmier(e)s, médecins. Il n'existe pour l'instant aucun enseignement sur le sujet dans les facultés, et la littérature qui traite des EMI de manière sérieuse est bien maigre. Tous ceux qui auront un jour à écouter le récit d'une telle expérience trouveront donc dans cet ouvrage de quoi se forger leur propre opinion, hors de toute interprétation partiale ou partielle : sans rien passer sous silence, j'ai écrit ce livre pour des lecteurs adultes en leur apportant tous les éléments qui leur permettront de réfléchir par eux-mêmes.
Les EMI sont quelque chose de sérieux, et il serait peut-être temps d'en informer la communauté scientifique. Aussi riches sur le plan humain que prometteuses sur celui de la connaissance, elles sont beaucoup plus complexes et cohérentes qu'il n'y paraît au premier abord. Ainsi que le lecteur critique s'en rendra compte à la lecture du livre, leur analyse montre à tous les niveaux des éléments tout à fait objectifs qui permettent de les aborder de manière raisonnée, en dépassant les interprétations a priori dont elles peuvent faire l'objet mais sans pour autant les réduire.
Au bout du compte, pour les yeux d'une science qui n'a pu les appréhender en totalité avec les concepts dont elle dispose pour l'instant, elles ressemblent fort à un phénomène nouveau. Et si ces expériences sont pour l'instant inexplicables, c'est -peut-être- parce qu'elles recèlent ce qu'il y a de plus précieux pour la connaissance : une nouvelle loi de la nature.
Il nous faut donc trouver les moyens de les explorer, et essayer de définir les nouveaux concepts qui nous permettront de les inclure dans le socle de
nos connaissances.
Au fil des 640 pages de DEADLINE- Dernière Limite, et à travers l'étude approfondie de 70 témoignages, j'ai tenté de montrer que tout cela est possible.

Dr Jean-Pierre Jourdan
Vice-Président, directeur de la recherche médicale de Iands-France
(International Association for Near-Death Studies).



  • La présentation de l'éditeur

Contrairement aux idées reçues, les expériences dites de «mort imminente» (E.M.I) ne concernent pas seulement des individus en état de mort clinique : les manifestations qui les caractérisent peuvent aussi se produire chez des sujets en parfaite santé, à la faveur de situations moins dramatiques : accident évité de justesse, anesthésie générale, transport amoureux, méditation... Fait étrange, toutes celles et ceux qui ont vécu une E.M.I. en rapportent des perceptions, des sentiments et des souvenirs singuliers dont la similarité déjoue toutes les lois du hasard.

Que se passe-t-il en ces instants limites ?

Comment peut-on percevoir et mémoriser ce qui se passe autour de soi alors que l'on est parfaitement inconscient ou quand le cerveau présente un encéphalogramme plat ?

Comment explorer un tel phénomène et quel sens lui donner ?

Avec rigueur et objectivité, le Dr. J.-P. Jourdan étudie, analyse et décrypte tous les aspects du problème, s'appuyant pour cela sur une collection impressionnante de témoignages dont l'authenticité, garantie par une retranscription scrupuleuse, plonge le lecteur dans l'intimité de chaque aventure.

Fort de ces observations in vivo démontrant le caractère partiel - et souvent partial - des différentes approches jusque-là dédiées aux E.M.I., il ouvre d'autres pistes de réflexion et de recherche au fil d'une théorie radicalement nouvelle dont la pertinence va de pair avec un profond humanisme.
Autant d'ouvertures qui font de son travail un jalon essentiel de la recherche scientifique visant une meilleure connaissance de la conscience humaine et de sa place dans l'univers.

Docteur en médecine, vice-président et directeur de la recherche médicale de Iands-France (International Association fort Near-Death Studies), Jean-Pierre Jourdan étudie les E.M.I. depuis près de vingt ans. Ses nombreuses publications font autorité en la matière.




  • Les premières lignes

"Il y a tellement de choses impossibles, illogiques. Fatigué, mal dormi, j'ai du mal à me concentrer... Comment se peut-il que notre conscience, phénomène complexe émergeant apparemment du fonctionnement de l'engin biologique le plus complexe que porte notre planète, si fragile car dépendante de conditions physiologiques extrêmement étroites et contraignantes, à la merci de quelques dixièmes de milligrammes voire de microgrammes de substances diverses, comment se peut-il donc que dans des circonstances souvent plus que catastrophiques, notre conscience puisse se révéler plus claire que jamais ? Comment peut-on vivre exactement le même genre d'expérience avec un cerveau réfrigéré et un EEG plat, pendant un arrêt cardio-circulatoire, lors d'une overdose d'héroïne, en regardant un coucher de soleil ou en faisant l'amour ? Comment peut-on à ce moment-là percevoir plus que clairement des choses que même les personnes conscientes et en bonne santé qui sont présentes ne pourraient pas connaître, parce qu'elles sont cachées dans la poche de l'infirmière, sous la table d'opération, derrière le mur ou à huit cent mètres de là, ou encore parce qu'il s'agit de la colère du chirurgien, du malaise de l'instrumentiste ou de l'angoisse d'un mari dans la salle d'attente ? Comment est-il possible que ce soit au moment précis ou nous avons la certitude d'être morts que la valeur et le sens de la vie nous apparaissent enfin avec tant de clarté ? Comment peut-on parfois revoir sa vie entière en un instant, en en comprenant autant d'éléments qui sur le moment nous avaient totalement échappé ? Comment peut-on se souvenir de tout cela alors que les structures cérébrales responsables de la mémorisation sont à ce moment-là aussi efficaces que leur poids de yaourt ? Et pourtant, s'il s'agissait d'hallucinations, pourquoi ne seraient-elles pas plus délirantes ou au moins dépourvues de logique, comme celles que nous connaissons qui sont sans queue ni tête ? Pourquoi au contraire porteraient-elles sur des scènes aussi banales, aussi précises, avec un déroulement qui procure des repères temporels qui sont justement ceux qui la rendent impossible ? Comment expliquer qu'elles soient si semblables chez des personnes aussi diverses sur tous les plans ? Comment une expérience qui n'a souvent duré que quelques secondes peut-elle aussi systématiquement changer les conceptions, les valeurs et la vie de ceux qui l'ont vécue, chargée d'un sens éthique tel qu'elle relègue aux oubliettes comportements et croyances antérieurs ? Une hallucination serait-elle assez puissante qu'elle remette en question avec succès une vie de conditionnement culturel, politique et religieux ? En résumé, pouvons nous regarder un tel phénomène en face sans laisser au bord du chemin tout ce que nous savons, toute logique, toute science, en résumé toutes nos certitudes ? Sans jamais me permettre un jugement a priori sur ce qui était vraisemblable et sur ce qui semblait ne pas l'être, j'ai essayé de montrer que tous ces points apparemment impossibles pouvaient trouver une certaine cohérence dans un cadre adapté. Mais est-ce suffisant ? Combien de points d'interrogation pourrait-on encore aligner ?"


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