Auteur : Stephen Breyer
Postface : Robert Badinter
Date de saisie : 15/03/2007
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : O. Jacob, Paris, France
Prix : 25.50 € / 167.27 F
GENCOD : 9782738118677
Sorti le : 18/01/2007
Pour une démocratie active
Relations entre les différents pouvoirs, liberté d'expression, fédéralisme, respect des droits individuels, discrimination positive, etc. : ce livre, d'un juge à la Cour suprême des États-Unis, ancien professeur de droit à Harvard, n'est pas seulement une introduction au système politique et juridique américain. C'est une réflexion sur la place de la constitution et le rôle du juge dans nos démocraties.
C'est aussi un plaidoyer pour une citoyenneté active. Malgré ses défauts, le pouvoir législatif réussit souvent mieux que l'exécutif ou le judiciaire à assurer la vie démocratique et à équilibrer les positions conflictuelles des citoyens.
Au moment où notre pays semble connaître une crise de ses institutions, une réflexion lumineuse sur la participation des citoyens, sans laquelle il n'y a pas de vraie démocratie.
«Une conscience exigeante, nourrie par un savoir étendu, au service d'une conception élevée de la justice dans une démocratie.»
Robert Badinter
Stephen Breyer est juge à la Cour suprême des États-Unis.
Préface de Robert Badinter
Présentation d'Antoine Garapon
Passons vite sur son titre rébarbatif qui fait songer à un colloque d'élus locaux ou à un symposium de communicants politiques : Pour une démocratie active (Active liberty). Dans ce livre de lecture facile (pour ce genre d'ouvrages), Breyer y développe une réflexion de tradition libérale à la française...
Il est singulier que cette leçon de libéralisme «à la française», si nécessaire aujourd'hui, nous vienne d'un juge américain. Est-ce parce que «Justice» Breyer, nommé par le président Clinton, est un «liberal» modéré au sens américain ? On dirait en France qu'il est «de gauche» mais cette distinction n'a pas beaucoup de sens quand on aborde la question cruciale de l'avenir des démocraties modernes. Car Breyer est avant tout un libéral, au sens aronien du terme, c'est-à-dire un des rares esprits capables de bien saisir l'essence d'une tradition politique qui, de Montesquieu à Aron en passant par Constant ou Tocqueville, a fini par être occultée, même en France, par d'autres influences plus utilitaristes.
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