Un acte d'amour / Passion du livre

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.. Un acte d'amour

Couverture du livre Un acte d'amour

Auteur : James Meek

Traducteur : David Fauquemberg

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque écossaise

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-86424-607-7

GENCOD : 9782864246077

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de David Fauquemberg

David Fauquemberg - 19/03/2007



  • La présentation de l'éditeur

1919. Sibérie. Le long de la voie du Transsibérien, Jazyk occupée par une légion tchèque, attend l'offensive des rouges. La ville est dominée par une secte religieuse sous la conduite de Balashov. Arrive Samarin. Il sort de la forêt et raconte s'être évadé d'un bagne et être poursuivi par un cannibale. Anna Petrovna, une jeune veuve, s'intéresse à ce nouveau venu. Un shaman de la région est assassiné et la peur et la folie s'abattent sur la ville. Le pervers capitaine Matula rêve de fonder un royaume dans ce bout du monde glacé, nomme un tribunal pour juger Samarin et affronte Mutz, le lieutenant plein d'humanité. Dans une grange piaffe un étalon noir. Les rouges arrivent.
Des personnages exceptionnels d'intensité et de grandeur. Et J. Meek combine avec un exceptionnel talent de conteur le charme des grands romans russes au rythme d'un thriller moderne.

«Un roman de premier ordre et peut-être suis-je en dessous de la vérité.»
Jim Harrison

«Envoûtant. [...] Vraiment un grand livre.»
Irvine Welsh, The Guardian

«Le meilleur livre et le plus original que j'aie lu depuis des années.»
Louis de Bernières

Best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, ce roman traduit dans 27 pays sera adapté au cinéma par Johnny Depp.

James Meek est né à Londres en 1962 et a grandi à Dundee. Grand reporter depuis 1985, il a vécu en Russie de 1991 à 1999. Il vit actuellement à Londres et collabore au Guardian, à la London Review of Books et à Granta.





  • La revue de presse - Le Nouvel Observateur du 21 juin 2007

Certes, l'auteur, James Meek - l'Ecossais de Dundee ? - a été grand reporter en Russie pendant huit ans. Cela n'explique cependant ni l'inspiration fulgurante ni le souffle de folie qui l'animent...
Chacun dévoile à sa guise telle ou telle facette de sa personnalité et dissimule certains de ses actes. Le diable, jamais à court d'apparences, rôde sans doute en ces immensités neigeuses qui serviront plus tard de décor aux goulags. Le roman de James Meek, qui sera bientôt adapté au cinéma par Johnny Depp, est une puissante réflexion sur la machine à détruire qu'est l'homme, dans sa folie sanguinaire comme dans sa quête d'inaccessible paradis.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 9 mai 2007

Tout l'art de James Meek est dans ce mélange d'horreur et de sentiment, d'histoire et de mythe. S'inspirant d'un fait réel, il décrit un minuscule empire en pleine déliquescence, cerné par la neige et la guerre. Cannibalisme, émasculation, massacres d'hommes et de chevaux, assassinat d'un shaman à trois yeux... : Meek ose tout, emporté par une écriture explosive et un sens de la mise en scène qui glisse hardiment de l'épopée à l'intimisme. Un acte d'amour n'est pas simplement un hommage au roman russe, mais une oeuvre à la croisée des genres : formidable récit d'aventure en rouge sang, thriller où les criminels peuvent être des idéalistes, oeuvre historique et philosophique qui s'interroge sur le sens du sacrifice.


  • La revue de presse Tristan Savin - L'Express du 19 avril 2007

N'hésitons pas à le proclamer : voici le premier western russe. Docteur Jivago revisité par le lieutenant Blueberry. Ou Au coeur des ténèbres adapté par John Ford. La taïga a remplacé le territoire navajo; le Transsibérien de Cendrars, le petit train de Durango... On comprend pourquoi Un acte d'amour fut encensé par Jim Harrison lors de sa publication aux Etats-Unis - et aussitôt préempté pour le cinéma par Johnny Depp. Ecrit par l'ancien correspondant du Guardian à Moscou, ce roman d'aventures renouvelle le genre. Résultat : 200 000 exemplaires écoulés dans ses 27 traductions !


  • La revue de presse Maryline Desbiolles - Libération du 22 mars 2007

Manière de voir, en effet. Le livre est découpé, non pas en chapitres, mais en séquences, James Meek connaît le cinéma. Séquences dont j'aime les titres, eux aussi secs et amples : «Samarin», «Mutz», «Anna Petrovna», car le livre entonne avec l'apparition des personnages, et puis «Le fleuve», «Dedans», «Dehors», ou «Le paradis obscur». Le champ s'est élargi, mais les personnages, leurs turbulences, leur solitude, se dessinent avec précision sur le blanc de la Sibérie...
L'écriture de Meek est-elle pour autant entièrement du côté des «événements qui arrivent» ? Ce serait oublier les chevaux qui transportent le récit, leur irruption merveilleuse et leur mort poignante dans les combats sanglants des hommes ; et surtout la présence lancinante du shaman qui ne porte pas d'autre nom que «Notre-Homme», le shaman borgne et voyant, comme peut-être, secrètement, tout homme. À la fin sa dépouille et celle du cheval enveloppées d'écorce de bouleau se balanceront dans le vent à la cime d'un mélèze : honneur aux morts qu' Un acte d'amour, l'écriture ardente de ce roman visionnaire, tout entier ample et sec, somme de ne pas disparaître et plus encore de se métamorphoser.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, mars 2007

Tous les quatre ont un point commun : ils croient à l'amour, mais les définitions qu'ils en donnent divergent tragiquement... C'est sur ce dramatique malentendu que repose le roman, où l'on découvre tour à tour une méditation sur la confusion amoureuse, une fresque politique, un tableau d'un empire déchiré et, surtout, une autopsie des trois grandes maladies de la civilisation - la guerre, le terrorisme et le fanatisme. Sans doute très influencé par les grands classiques russes, Dostoïevski en tête, Meek surprend par l'intensité philosophique de ses analyses. Tout en restant un intarissable conteur.


  • La revue de presse Franck Nouchi - Le Monde du 2 mars 2007

Et si l'on pense parfois à Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad ou à Apocalypse Now, l'adaptation cinématographique qu'en fit Francis Ford Coppola, à d'autres moments, ce sont davantage des passages du Docteur Jivago de Pasternak ou d'Une journée d'Ivan Denissovitch de Soljenitsyne qui reviennent en mémoire. Magnifiquement écrit (et remarquablement traduit par David Fauquemberg), ce "roman russe" se lit d'une traite à la manière des grands thrillers anglo-saxons...
Roman d'action captivant, récit historique, réflexion politique, Un acte d'amour est aussi un livre hanté par l'énigme du sentiment amoureux. Amour entre deux individus - tandis qu'Anna cherche à comprendre ce qui a pu défaire l'amour que son mari avait pour elle, Mutz, au moment de partir enfin pour Prague, comprend qu'il lui manquera toujours quelque chose pour plaire à Anna - mais aussi l'amour de Dieu - Balachov, qui se prend pour un ange, voudrait se convaincre de l'existence d'un amour supérieur, véritable, plus grand que les individus...


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 1er mars 2007

L'histoire se déroule dans la Sibérie de 1919. Depuis deux ans, le pays vit à l'heure de la Révolution, et les Russes blancs, fidèles au tsar, sont en train de perdre la partie face aux «rouges» de Lénine et Trotski...
Roman historique (le premier, sans doute, à évoquer le destin de la Légion tchèque), roman d'aventure, thriller, bande dessinée (on pense à Corto Maltese en Sibérie), Un acte d'amour est un formidable hommage au grand roman russe, qui, de Tolstoï à Pasternak, a fait rêver des générations de lecteurs. Meek est un conteur hors pair. Il a le sens de l'image et son livre regorge de scènes chocs, des charges de hussards aux scènes de castration. On peut le lire comme un excellent suspens mais aussi une belle réflexion sur ces formes d'amour, de Dieu, des autres, de sa patrie, qui conduisent au sacrifice.



  • Les premières lignes

- Vous avez mis son visage sur vos billets, dit Balashov.
- Je sais. Ce fut une erreur de ma part. J'aurais dû lui demander la permission. Elle l'a mal pris. Je l'avais aperçue aux portes de la ville, le jour où nous sommes arrivés. Je me suis souvenu de son visage. Je n'oublie jamais un visage. Eh bien, quoi qu'il en soit, j'irai là-bas. Vous pouvez rentrer chez vous.
Balashov le remercia et prit congé. Mutz et Broucek glissèrent le corps et la tête du shaman dans deux gros sacs et le descendirent au sous-sol, dans une remise humide et froide, où ils le posèrent sur un lit de paille et de cageots brisés, au milieu d'un indicible bric-à-brac de débris de meubles et de pièces métalliques rouillées. Mutz avait l'habitude des morts, de leur apparence de coquille vide, mais le shaman avait l'air différent. Soucieux, peut-être. Comme s'il se croyait vraiment capable de rejoindre le monde des esprits et s'était concentré sur le grand saut à venir au moment de mourir. Tout au long de sa vie, il n'avait fait autre chose que de traduire ses songes en mots. N'était-ce pas là tout ce qu'il y avait ? C'est quand les gens essayaient de transformer en actes les mots rêvés que tout se compliquait. Un élément nouveau et de déplaisant. Mutz n'avait jamais vu Balashov mentir aussi effrontément.
- Je vais passer voir Nekovar, dit Mutz. Allez chez Anna Petrovna. Je vous rejoindrai plus tard.
Broucek sourit et acquiesça du chef.
- Elle vous plaît ? interrogea Mutz, les entrailles soudain parcourues d'un étrange bouillonnement. Il se demanda si Broucek avait vu son visage changer de couleur à la lumière de la lampe. Assurez-vous que tout va bien, attendez-moi devant sa porte et laissez-la tranquille. C'est un ordre, compris ?
Broucek eut l'air blessé, gêné. Il hocha de nouveau la tête et grimpa l'escalier au pas de course.


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