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Le jour des corneilles

Couverture du livre Le jour des corneilles

Auteur : Jean-François Beauchemin

Date de saisie : 23/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : ALLUSIFS, Montréal, Canada

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-922868-25-8

GENCOD : 9782922868258

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  • La présentation de l'éditeur

Une cabane au fond des bois abrite deux êtres hallucinés : le père Courge et son fils. Menacés de névrose parmi les apparitions des morts, ces asociaux vivotent en autarcie jusqu'au jour du meurtre du père. Mandé à comparaître en jugement, le fils dévoilera alors le destin tragique de son père et fera la lumière sur sa propre carence affective. Mais ce qui étonnera le plus est le langage meure de cet ermite illettré, un verbe inouï, inventif et archaïque, qui coule les questions existentielles dans une forme sans pareille.





  • La revue de presse Martine Laval - Télérama

... Le Jour des corneilles est un roman d'amour halluciné, un ovni littéraire incendiaire qui brûle les yeux, tourneboule les sens et la morale. Ici, l'horreur flirte avec la grâce. Père et fils abandonnés à eux-mêmes se livrent à un corps-à-coeur extrême, à un duel foldingue. L'auteur, Jean-François Beauchemin, 44 ans, poète pyromane comme son narrateur, s'exprime d'une voix paisible et gouleyante. Mais lorsqu'il écrit, il enflamme à plaisir la langue française, celle du Québec et celle d'ici... Jean-François Beauchemin a inventé pour son narrateur une langue d'outre-temps, d'outre-monde. Tournures de phrases fleuries, rabelaisiennes, aussi désuètes que parfaites : «Il me faut ce jour d'hui tourner pour vous les pages de mon existence.» Mots déboîtés puis enrubannés pour en parfaire la profondeur, «mélancole.», «avoisinance.», «frimasserie.», mêlés aux conjugaisons délaissées - passé simple et subjonctif -, sèment la narration d'enchantements sonores. Et puis il y a le suspense...

Aveu ou confession ? On ne sait à qui s'adresse le narrateur. A la justice des hommes, ou à celle de Dieu ? Soliloque-t-il dans l'opulence d'un tribunal ou dans le secret d'un confessionnal ? Est-il sur les marches de la potence ou aux portes de l'enfer ? Il décortique les mystères de son infortune dans un silence religieux... Avec Le Jour des corneilles, Jean-François Beauchemin s'amuse à dépoussiérer la fiction. Il parodie les bons vieux contes d'antan, ceux où l'on éventre quelque mère-grand aux longues oreilles, où l'on saigne de si charmants enfants. Avec malice, il fignole une histoire à frissonner avec détails aussi terribles que jouissifs. Il avance dans la narration image par image, pas toujours très sages. La forêt, noire, tentaculaire, n'est pas qu'un décor fabuleux. Elle vit, déploie ses charmes comme une sorcière, frémit de souffles maléfiques, de bruissements étranges... Au coeur d'une sombre forêt, du Québec ou de France, Jean-François Beauchemin a couché une histoire d'amour. Impitoyable. Lumineuse. Ce roman-là est requiem et chant d'allégresse, un bouquet de fleurs du mal version XXIe siècle...


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