Auteur : Marianne Schlosser
Traducteur : Jacqueline Gréal
Date de saisie : 20/01/2007
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Cerf, Paris, France | Ed. franciscaines, Paris, France
Collection : Initiations au Moyen Age
Prix : 19.00 € / 124.63 F
GENCOD : 9782204081931
Sorti le : 04/01/2007
«Goûter et savourer...» sont les mots de saint Bonaventure (1217-1274) pour désigner son expérience spirituelle, sa joie d'approcher Dieu. Marianne Schlosser nous fait rencontrer cet éminent théologien du Moyen Âge qui fut le septième ministre général de l'Ordre franciscain avant d'être nommé cardinal en 1273 et de prendre une part très active à la préparation du concile de Lyon.
L'auteur nous introduit aussi à l'oeuvre de ce docteur de l'Église dont les écrits s'inspirent de l'expérience évangélique de saint François d'Assise. La vie et l'oeuvre de saint Bonaventure manifestent bien l'unité entre vie intérieure et pensée théologique.
Marianne Schlosser a écrit à Munich une thèse très remarquée sur l'expérience de Dieu dans la théologie de Bonaventure. Elle enseigne le dogme et travaille à faire connaître à l'homme d'aujourd'hui la théologie et la spiritualité médiévales.
ORIGINES
La petite ville de Bagnoregio est située à quelques kilomètres à l'est de Bolsène, à peu près à mi-chemin entre Viterbe et Orvieto. Une profonde vallée sépare l'agglomération moderne de l'ancienne cité, la Cività, située sur une hauteur dont les pentes abruptes l'entourent de toute part. Le peuplement remonte à l'époque étrusque et, dès le VIIe siècle, «Balneoregium» est siège épiscopal.
Le voyageur arrive à la cité par un pont étroit dans un paysage tourmenté aux formations rocheuses étranges que baigne un silence rendu encore plus perceptible par le bruissement du vent. Une fois franchie la porte Santa Maria, épaisse de plusieurs mètres et défendue par des têtes de lions, on se trouve au coeur de la cité médiévale. À une autre époque, pourrait-on dire. Et pourtant, loin de se sentir étranger, on s'y trouve à l'aise, car les fleurs devant les maisons, les cierges dans l'église témoignent que la ville n'est pas un musée.
Cette Bagnoregio si ancienne, c'est la patrie de Bonaventure. Et s'il faut la découvrir «à pied», il en va un peu de même pour lui. C'est qu'il n'est pas de ces saints que tout le monde connaît. Qui se souvient encore aujourd'hui que la coutume de sonner l'Angélus lui est probablement due ? Peut-être sait-on davantage qu'à côté de son contemporain Thomas d'Aquin il est le plus grand théologien du haut Moyen Âge. Oui, mais, objectera-t-on d'abord, la plus grande partie de ses oeuvres n'est accessible qu'en latin. Ensuite, la théologie scolastique est pour nous terre inconnue. Enfin, peut-on voir, dans un homme du Moyen Âge, un témoin proche de la foi commune ? Et pourtant, peut-être celui qui se risque aujourd'hui à la rencontre avec Bonaventure en fera-t-il lui aussi l'expérience : «Dieu lui avait donné cette grâce : il embrasait d'un amour irrésistible le coeur de tous ceux qui le rencontraient.»
Les sources les plus anciennes lui donnent comme nom de baptême Jean, ou Jean Pierre. Son père, qui devait être médecin, s'appelait Jean Fidanza, sa mère Rittella.
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