Auteur : Amir D. Aczel
Traducteur : Philippe Babo
Date de saisie : 15/02/2007
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : Lattès, Paris, France
Collection : Les aventures de la connaissance
Prix : 19.50 € / 127.91 F
GENCOD : 9782709628051
Le 1er juin 1676, le grand mathématicien Leibniz frappe à la porte de M. Clerselier afin de consulter des écrits de Descartes que recelait une caisse arrivée de Suède après sa mort. Dans cette caisse, il découvre un petit carnet de seize feuillets rempli de signes mystérieux.
Leibniz réussit à en décoder... juste quelques pages.
Que contient ce carnet ? Son code est-il inspiré par les sociétés secrètes florissant à cette époque ?
Amir D. Aczel nous entraîne à travers l'Europe sur les pas d'un des plus fabuleux esprits du XVIIe siècle. Les théories de Copernic et de Kepler sont encore hérétiques ; est-ce la raison pour laquelle Descartes préférera camoufler - aux yeux de l'Église surtout - des idées jugées alors trop dangereuses ?
Ces quelques pages rendent aussi à Descartes la paternité de certaines découvertes mathématiques qui amplifient encore son génie.
Une formidable aventure scientifique autour d'une énigme qui continue de fasciner.
Mathématicien, journaliste, Amir D. Aczel est l'auteur de nombreux livres sur l'histoire des sciences dont Le Dernier Théorème de Fermat. Il vit aux États-Unis et vient régulièrement faire des recherches en France dont il parle la langue.
L'histoire de la vie du philosophe, racontée par Amir Aczel dans Le Carnet secret de Descartes, avec ses codes, ses sociétés secrètes, ses cabales, vaut tous les Da Vinci Codes. Et l'auteur lève enfin le mystère sur la double vie du père du rationalisme...
Peine perdue : alors que, tout au long de sa vie, il avait pris un soin méticuleux pour éviter toute controverse avec l'Eglise, Descartes fut mis à l'Index en 1663. Ses oeuvres ne seront plus éditées pendant cent cinquante ans. Le livre passionnant d'Amir Aczel nous fait (re) découvrir un personnage qui avait, jusqu'au bout, suivi la devise qu'il s'était choisie : «Bene vixit, bene qui latuit». Pour vivre heureux, vivons cachés.
Extrait de l'introduction :
Je tenais le vieux manuscrit fragile entre mes mains. Je l'ouvris avec précaution, et lus :
Préambules
La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. Les comédiens, appelés sur la scène, pour ne pas laisser voir la rougeur sur leur front, mettent un masque. Comme eux, au moment de monter sur ce théâtre du monde, où, jusqu'ici, je n'ai été que spectateur, je m'avance masqué. Au temps de ma jeunesse, à la vue d'ingénieuses découvertes, je me demandais si je ne pourrais pas inventer par moi-même sans m'appuyer sur la lecture d'un auteur. De là, peu à peu, je me suis aperçu que je procédais selon des règles déterminées. La science est comme une femme ; si, pudique, elle reste auprès de son mari, on l'honore ; si elle se donne à tous, elle s'avilit.»
Le manuscrit continuait plus avant. Quelques pages plus loin, je lus un autre fragment de texte :
Olympiques
Le 11 novembre 1620, j'ai commencé à comprendre le fondement de l'invention admirable.»
L'auteur de ces lignes énigmatiques était René Descartes (1596-1650). Elles n'avaient jamais été destinées à d'autres yeux que les siens. Mais le manuscrit que je tenais alors dans mes mains n'avait pas été écrit par Descartes. Il s'agissait d'une copie des écrits secrets de Descartes, réalisée par Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) en personne - l'un des plus grands mathématiciens de tous les temps, et l'homme qui, quelques années à peine après avoir copié le carnet de Descartes à Paris en 1676, nous léguerait le calcul infinitésimal.
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