Auteur : Sébastien Farré
Date de saisie : 03/08/2007
Genre : Histoire
Editeur : Antipodes, Lausanne, Suisse
Prix : 27.00 € / 177.11 F
GENCOD : 9782940146833
Ce livre propose une étude des relations entre les autorités suisses et le gouvernement du général Franco, dans leurs différents aspects économiques, sociaux, culturels et politiques.
Une place importante est réservée à l'étude des relations économiques entre les deux pays, ce qui s'imposait pour un pays comme la Suisse dont le rôle international est notamment déterminé par la puissance économique et financière de ses entreprises dans l'économie mondiale.
De même, connaissant la dimension idéologique et légendaire de la guerre civile ainsi que l'existence d'un débat public parfois très vif dans la société suisse concernant le régime franquiste, il était essentiel d'appréhender la représentation de l'Autre - comment est perçu l'Espagnol et le Suisse respectivement dans les deux pays ; quelle est la position de l'opposition suisse mais aussi l'évolution de l'opinion publique à l'égard du général Franco.
La question de l'exil durant la guerre civile et la guerre mondiale est également abordée, comme l'important mouvement migratoire qui débute au début des années 60.
L'ouvrage prend comme point de départ le début de la guerre civile, le 18 juillet 1936 et se termine le 27 novembre 1975, jour de l'intronisation du roi Juan Carlos.
Né en 1971 à Genève, docteur es Lettres (2005), Sébastien Farré a travaillé en qualité d'assistant, puis d'assistant-docteur au Département d'histoire de la Faculté des Lettres à l'Université de Genève (1999- 2006).
Extrait de l'introduction :
«Rarement une distinction n'aura honoré autant son destinataire qu'en la présente occasion. Venir à Lausanne recevoir le Prix Jean Monnet a pour moi une signification très particulière à laquelle ne sont étrangères ni la ville où nous nous trouvons, ni la figure qui donne son nom et son sens à cette récompense. (...) L'Espagne est une des vieilles nations qui ont été protagonistes de l'histoire de notre continent. Toutefois, malgré son identité européenne séculaire, elle ne put être présente lors de la gestation de ce projet commun. Pendant une génération, elle resta en marge de ce qui arrivait sur le continent.»
En 1996, lors de son intervention officielle à l'occasion de la remise, à son intention, du Prix Jean Monnet, le roi d'Espagne, Juan Carlos, évoqua, sans le dire, la période franquiste. Le chemin parcouru par l'Espagne depuis la mort du général Franco en 1975, le succès de son modèle de transition pacifique et son intégration dans la Communauté économique européenne justifiaient sans aucun doute une telle distinction. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'Espagne était effectivement restée en marge de l'évolution politique et économique des principaux pays d'Europe occidentale. Seul régime autoritaire d'Europe occidentale, avec le régime salazariste, qui, né des crises de l'entre-deux-guerres, réussit à survivre au nouvel ordre imposé par les Alliés, l'Espagne franquiste, «sanctuaire des dernières dictatures», fut perçue pour beaucoup comme un problème, comme une zone d'ombre dans le bloc occidental.
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