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L'architecture funéraire monumentale : la Gaule dans l'Empire romain : actes du colloque de Lattes, 11-13 octobre 2001

Couverture du livre L'architecture funéraire monumentale : la Gaule dans l'Empire romain : actes du colloque de Lattes, 11-13 octobre 2001

Auteur : Jean-Charles Moretti | Dominique Tardy

Date de saisie : 18/01/2007

Genre : Architecture

Editeur : Ed. du CTHS, Paris, France

Collection : Archéologie et histoire de l'art, n° 24

Prix : 45.00 € / 295.18 F

GENCOD : 9782735506170

Sorti le : 04/01/2007

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  • La présentation de l'éditeur

L'ARCHITECTURE FUNÉRAIRE MONUMENTALE
LA GAULE DANS L'EMPIRE ROMAIN

La découverte et la fouille de grands monuments funéraires gallo-romains ont été à l'origine du colloque organisé par le musée archéologique de Lattes et l'IRAA du CNRS en octobre 2001. Cet ouvrage rassemble les communications qui y furent présentées. Nombre d'entre elles concernent des monuments inédits de Gaule récemment mis au jour. Ces études monographiques s'enrichissent de synthèses consacrées à l'architecture funéraire dans d'autres régions de l'Empire, éclairant ainsi l'origine, l'évolution et la signification des modèles mis en oeuvre. Une confrontation qui, pour la première fois, met en lumière l'originalité et la diversité des solutions adoptées par les notables gallo-romains dans la conception de leur dernière demeure.
Jean-Charles Moretti et Dominique Tardy sont chercheurs à l'Institut de recherche sur l'architecture antique du CNRS.




  • Les premières lignes

Henner von Hesberg
Les modèles des édifices funéraires en Italie : leur message et leur réception
(...)
Les édifices funéraires italiens ont servi de modèle pour des ouvrages de même nature dans les provinces occidentales. Cette position de principe a été largement débattue dans la recherche récente, en raison d'interprétations sensiblement divergentes sur le processus de cette adoption. À cette fin, il faut d'abord identifier les groupes qui ont adopté ces formes. Plusieurs méthodes ont été suivies. Jean-Jacques Hatt examinait les inscriptions pour déterminer les propriétaires des tombes. Il cherchait ainsi à déterminer le phénomène de la romanisation. Hans Gabelmann partait des formes architecturales, en s'appuyant sur celles qui sont connues, principalement en Italie du Nord. C'étaient avant tout leur origine et leur formation qui retenaient son attention.
Aujourd'hui, il me revient d'examiner encore une fois cette question. Comment considérer l'ensemble des formes existantes ? Pour commencer, il faudrait connaître cet ensemble aussi bien que sa genèse et sa diffusion dans les villes d'Italie. Or, si on met en relation les vestiges bien conservés avec le résultat global des recherches conduites sur Pompéi, on doit admettre que nos connaissances sur les monuments funéraires d'Italie constituent peut-être, au mieux, un millième de ce qui a existé, vraisemblablement encore moins. Pour cette raison, nous avons peu de chances d'aboutir à une solution unique, d'autant plus qu'il n'est guère possible de faire une exploitation statistique des données disponibles. Par ailleurs, la recherche des formes adoptées à partir du matériel existant n'est praticable que d'une manière assez limitée. Cherchant une réponse à ces questions, on court le risque d'arriver à une conclusion erronée en raison des erreurs introduites par les aléas documentaires.


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