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Etoiles d'encre, n° 27-28. Des filles et des pères

Couverture du livre Etoiles d'encre, n° 27-28. Des filles et des pères

Date de saisie : 24/04/2007

Genre : Essais littéraires

Editeur : Chèvre-feuille étoilée, Montpellier, France

Prix : 10.00 € / 65.60 F

GENCOD : 9782914467353

Sorti le : 29/12/2006

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Quand les filles parlent de leur mère, c'est parfois très douloureux ; quand elles parlent de leur père, ça ne l'est pas moins.
Clins d'oeil à l'enfance, les souvenirs remontent à la surface avec sourire ou douleur mais douceur aussi. Pas de faux-semblants, mais pas de haine... Est-il plus facile pour nous de devenir adultes face à nos pères ?

Pères mythiques, pères étrangers, pères absents, pères tout puissants, pères destructeurs, pères détruits par la vie, pères incestueux, pères aimants... Voilà les différentes figures de père qu'évoquent celles qui ont accepté de se livrer dans ce numéro illustré par chantal roux qui dit de ses personnages qu'ils sont «des gens ordinaires». À vous de les découvrir au détour de chaque rubrique...

Dans ce numéro, "Carte blanche" a été donnée à Cécile Oumhani qui nous fait partager ses souvenirs, ses émotions et les lieux privilégiés des ses rêveries de promeneuse solitaire.




  • Les premières lignes

Pour les enfants du Liban

Peupler de noms

Ce serait un oiseau blanc affolé dans un ciel hachuré d'éclairs.

Ce serait une mère, des mères. Ce serait une larme sur une joue d'enfant. Et l'heure de l'infinie douleur.

Ce serait, inattendu, le sourire d'une petite fille. Un sourire confiant, parce qu'elle ne sait pas, parce qu'elle serre très fort la main de l'espoir, parce que, pour l'enfance, la vie se réinvente chaque matin, même si le feu et la fumée dérobent le ciel à son regard.
Instant pétrifié dans un été dévasté.

Ce serait, insoutenable, le regard d'un père debout sur un chemin de pierre, portant dans ses bras une petite fille. Sa fille. Huit ou neuf ans. Image arrêtée. Rouge et blanc. La petite fille ne sourira plus. Elle n'entend pas le chant de l'été. Et la mer, toute proche.

Ce seraient, incessantes, terrifiantes, des déflagrations au coeur des ténèbres. Des courses dans la nuit. Des courses d'enfants qui ne jouent pas, qui ne jouent plus sous le soleil. Pas de répit.


  • Les premières lignes

Nous dédions ce numéro à notre amie Martine Villeneuve qui nous a quittées en mars 2006 avant même d'avoir vu le printemps et l'Algérie comme elle le souhaitait tant.

Extrait de l'Edito Marie-Noël Arras :

(...) Les rapports père-fille sont souvent très complexes, les miens l'étaient particulièrement et cela n'est pas étranger à cette aventure d'édition dont le but premier est de donner la parole aux femmes. Pour créer un lien entre nous toutes, nous avons privilégié cet espace qu'est la revue «étoiles d'encre» et nous avons inauguré le premier numéro par le thème de la mère, la source suprême. Aldo Naouri termine son livre «Les filles et leurs mères» en affirmant que face à la violence des rapports mère-fille, les pères sont des éléments régulateurs indispensables. Est-ce étonnant qu'il ait fallu passer par douze thèmes avant d'ouvrir l'autre volet de nos origines ?
Quand les filles parlent de leur mère, c'est parfois très douloureux ; quand elles parlent de leur père, ça ne l'est pas moins. Pères mythiques, pères étrangers, pères absents, pères tout puissants, pères destructeurs, pères détruits par la vie, pères incestueux, pères aimants... Voilà les différentes figures de père qu'évoquent celles qui ont accepté de se livrer dans ce numéro.


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