Auteur : Julien Bouissoux
Date de saisie : 07/10/2004
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-87929-470-4
GENCOD : 9782879294704
C'est une ville qui pourrait s'appeler Prague, ou Budapest. Une de ces capitales, là-bas, à l'Est, où la vie était douce pour les étrangers juste après la chute du mur. II y a travaillé quatre ans et aujourd'hui est son dernier jour. Dans quelques heures, Sam Elliot prendra l'avion du retour. Alors il erre, en attendant, dans cette ville où lui reviennent les souvenirs et le prénom des femmes qu'il a connues. Katia, Judit, Niko. Images, souvent nocturnes, de ces rencontres, mais aussi instantanés d'une vie quotidienne érotisée en permanence par ces moments qu'illumine le désir. Julien Bouissoux peint par petites touches cette esquisse d'une géographie amoureuse, derrière laquelle se devine une inquiétude plus essentielle. Les images sont floues, la mémoire est infidèle.
Né en Auvergne en 1975, Julien Bouissoux a vécu en France et à l'étranger. II a déjà publié deux romans, Fruit rouge et La Chute du sac en plastique.
L'année dernière, j'avais été séduit par un petit roman à la peau douce, intitulé La Chute du sac en plastique, et j'avais essayé d'en ébruiter la beauté auprès de mes amis. Son jeune auteur, Julien Bouissoux, vient de publier un autre récit au titre énigmatique, Juste avant la frontière, un livre qu'il faut bien appeler «de jeunesse» par l'évidence des faits, et le charme qu'il produit. Pas une histoire, mais un jus d'atmosphère, de la gelée d'inquiétude et d'irrésolution...
Le narrateur vient de passer quatre ans dans un pays d'Europe centrale - il s'en va, c'est sa dernière journée dans la ville. En attendant l'avion du soir pour Paris, les dernières heures s'écoulent dans la rue, appartement rendu, avec ce sentiment de passage décalé que connaissent bien les gens qui travaillent à l'étranger... Julien Bouissoux, n'en déplaise, est un véritable écrivain du vrai, pas un simple fanfaron du lendemain de la plume. Ce qui me captive dans son récit court, c'est une musique que j'aime, une musique des mots et des phrases qui chantent juste, et qui font chaud aux joues... un écrivain authentique monte ; comme Proust autrefois, il devra sans doute attendre, dans l'obstination des mots, le repos des guerriers. Le temps, celui qui s'en va, joue forcément en sa faveur. Simple question de frontière....
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