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Empan, n° 63. Enfants et écoles d'aujourd'hui : les chemins de traverse

Couverture du livre Empan, n° 63. Enfants et écoles d'aujourd'hui : les chemins de traverse

Auteur : Rémy Puyuelo

Date de saisie : 14/01/2007

Genre : Education, Pédagogie

Editeur : Erès, Ramonville-Saint-Agne, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

GENCOD : 9782749206301

Sorti le : 11/01/2007

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

L'école, qui reste encore aujourd'hui le seul lieu ouvert à tous et passage obligé de chacun, semble à la croisée des chemins. De plus en plus, elle accompagne des parcours probablement induits par les particularités de l'enfance de notre temps : enfants sans repères ni limites, sans Histoire, qui apprennent trop vite ou qui ne veulent pas savoir, sans famille ou subissant un excès d'exigence parentale. Ainsi l'Ecole de l'an 2000 est-elle confrontée à la complexité de ce monde, à de nombreuses missions, exigences et pressions. Face à ces défis, les tentatives de réponses, en interne ou extériorisées, échouées ou réussies, quelquefois en utilisant des chemins de traverse, ouvrent sans doute, une nouvelle réflexion sur l'Ecole.




  • Les premières lignes

Extrait de l'éditorial de Rémy Puyuelo :

Encore et toujours se pose la question de l'école, du travail, du chômage...

En 1975, Edgar Morin écrivait dans son livre L'esprit du temps (Grasset) que «la valeur des grandes vacances, c'est la vacance des grandes valeurs». M. Viard (Éloge de la mobilité, Editions de l'Aube, 2006) montre, au contraire, que l'hypertrophie du temps non travaillé et la fréquence de nos déplacements sont à l'origine «de nouvelles normes, d'autres valeurs». En écho, les recherches passées des cliniciens du travail sont toujours actuelles. Louis le Guillant dans Le drame humain du travail (érès, 2006) rappelle la relation conflictuelle et parfois dramatique qu'entretiennent les individus avec leur travail, conséquence, actuellement, à la fois du sous-emploi de certains et de l'intensification de l'activité pour d'autres. «Avant les personnes, c'est bien le travail qu'il faut soigner, dans tous les sens du terme.» Une page entière du journal Le Monde est consacrée le 1er septembre 2006 à cette question. Le prix de la ressource humaine, propose P. Lemoine : laisser le travail se dévaloriser sous les effets de la mondialisation n'est pas une fatalité. Il suffirait de réfléchir à la nature réelle des emplois d'aujourd'hui et de former les gens en conséquence. T. Philippon poursuit : les Français aiment travailler, mais ils n'aiment pas leurs entreprises. Des explications pertinentes et invigorantes sont proposées au regard des autres pays. Notre numéro sur Management et idéologie managériale (n° 61, 2006, érès) dans le secteur social a posé question et montrait, à travers l'ampleur des remous qu'il a suscités, l'actualité de cette question chez les travailleurs sociaux, de la santé et de l'éducation. Une note d'humour... Pour leur mémoire de fin d'études, deux polytechniciens ont totalement inventé une théorie du management qu'ils ont défendue devant un solide jury. «Vous êtes les dignes successeurs d'Auguste Detoeuf» (auteur des propos de Barenton Confiseur, livre très drôle sur l'entreprise paru en 1948) a conclu l'un des examinateurs.
Mais déjà, n'est-ce pas, l'école à soigner !


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