Auteur : Philip G. Walcott
Date de saisie : 19/01/2007
Genre : Policiers
Editeur : Quorfilms, Marseille, France
Prix : 10.50 € / 68.88 F
GENCOD : 9782951872622
Sorti le : 02/01/2007
«Une histoire qui se passe dans un lycée, avec des profs et leurs petits tracas, ça ne m'intéresse pas» avais-je décrété en 1998, sans même avoir lu Equation à deux inconnues. Quand Philip G. Walcott m'a présenté son deuxième roman, L'Esprit meurtrier, j'ai immédiatement décidé de l'éditer. Le succès de ce thriller fantastique par le bouche-à-oreille m'a poussé à lire Equation à deux inconnues. Je dois avouer que j'ai été bluffé ! Avec, en toile de fond, une enquête policière dans un lycée de la région parisienne suite au meurtre d'une enseignante, Philip G. Walcott dresse avec justesse le portrait d'un maître auxiliaire des années 1980 qui découvre le monde de l'Education nationale. En ajoutant à cela une relation amour/érotisme très ambiguë entre le maître auxiliaire et une jeune prof d'anglais, il fait de ce polar social, qui est aussi un thriller psychologique par son style de narration, une histoire passionnante avec des personnages attachants. Si je devais définir Philip G. Walcott en un seul mot, je choisirais "originalité" car c'est celui qui caractérise le mieux ses oeuvres.
Marc Cancy, l'éditeur de l'ouvrage
Le 4 novembre 1980, un meurtre est commis dans le labo photo d'un lycée. L'enquête piétine. Nicolas Perez, inspecteur de police et beau-frère de la victime, va prendre un congé sans solde pour tenter de résoudre le mystère de l'intérieur. En prenant un poste de maître auxiliaire, il va découvrir le monde de l'Education nationale.
Son arrivée au lycée va bouleverser la vie d'une jeune enseignante psychologiquement perturbée qui n'a jamais connu l'amour ni le sexe.
«Equation à deux inconnues» est le premier roman de Philip G. Walcott. Ce polar social adopte tour à tour deux points de vue : celui de l'inspecteur de police, Nicolas Perez, et celui de l'enseignante, Mary Scott.
Ces personnages vont être les narrateurs d'une histoire qui dépeint, sur fond d'intrigue policière, l'univers de l'Education nationale du début des années 1980.
Le deuxième roman de Philip G. Walcott, «L'Esprit meurtrier», a été publié en France en 2004
CONFESSION DE X
Je devais tuer Catherine Delerme mais je ne savais pas de quelle façon j'allais m'y prendre. Elle allait bientôt découvrir que c'était moi qui étais sur les photos, ce n'était plus qu'une question de minutes. Ma présence imprévue au labo photo du lycée à cette heure de l'après-midi était un heureux hasard. Alors que je m'apprêtais à quitter les lieux, ce que cette jeune enseignante venait de dire me l'interdisait. Sans ce passage éclair au laboratoire, jamais je n'aurais su qu'elle avait fait cette fâcheuse découverte. Où et comment avait-elle retrouvé cette pellicule que je cherchais depuis deux ans ? Ses mots résonnaient encore à mes oreilles :
- C'est incroyable, on dirait des photos pornos !
Elle ne m'avait pas encore reconnu sur le négatif, mais dès la première épreuve tirée, il n'y aurait plus aucun doute possible : c'était bien moi ayant des relations sexuelles avec Caroline Dorel, une lycéenne mineure que j'avais fait disparaître deux ans auparavant. Catherine Delerme, qui l'avait eue comme élève, nous reconnaîtrait aussitôt, et toute l'affaire ressurgirait, me désignant comme coupable.
J'observais discrètement la jeune femme disposer méticuleusement le film dans le porte-négatif de l'agrandisseur. La lumière rouge roussissait sa belle chevelure blonde qui tombait en cascade sur ses épaules. Juste derrière elle, se trouvait un squelette humain qui venait d'être remisé au labo au profit d'un neuf en plastique. De l'endroit où je me tenais en la regardant, elle me masquait le squelette, auquel je la substituais mentalement. Cette pensée déclencha en moi une sensation de bien-être absolu. Je compris que j'allais prendre du plaisir à la tuer. Bien que la sachant mariée, je lui avais fait la cour comme je ne l'avais encore jamais faite à une femme. Pire qu'un refus, elle m'avait gratifié de son mépris et je lui en avais tenu une rancune définitive.
Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli