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Charlemagne : un père pour l'Europe

Couverture du livre Charlemagne : un père pour l'Europe

Auteur : Alessandro Barbero

Traducteur : Jérôme Nicolas

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Biographie Payot

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-228-89888-1

GENCOD : 9782228898881


  • La revue de presse Jacques Duquesne - L'Express

... l'empereur à la barbe fleurie fut vraiment sacré par l'Eglise. Comme l'avait été le premier parmi les rois des Francs, son père, Pépin le Bref.

C'est l'enseignement essentiel de la biographie que lui a consacrée le médiéviste italien Alessandro Barbero: avec Charlemagne, la papauté instaure un Empire d'Occident pour faire contrepoids à celui d'Orient... Serviteur de l'Eglise, l'empereur sut aussi l'utiliser. Il gouvernait ses peuples comme s'il s'agissait d'une organisation étatique moderne: gouvernement central et corps de fonctionnaires disséminés sur le territoire. Mais il encadrait aussi les populations par l'intermédiaire des évêques et des abbés, gardiens de l'ordre public, répondant à l'empereur comme s'ils étaient eux aussi des fonctionnaires, plus qualifiés sur le plan culturel que bien des laïcs. Il les réunissait pour de très fréquents conciles et se souciait aussi de l'éducation et de la moralisation du clergé de base.

Bref, les affaires de l'Eglise et de l'Etat, de la religion et de la politique, étaient très mêlées. Et, si l'on veut toujours considérer Charlemagne comme un précurseur de l'idée européenne, ce livre éclairant montre bien qu'elle eut des racines chrétiennes.


  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde

... S'il est une figure dont la popularité est brusquement promue depuis peu, c'est bien celle de Charlemagne, présenté communément comme le père de l'Europe avec une confortable certitude. Certitude que ne partagent pas les médiévistes, même s'ils savent qu'un poète anonyme saluait déjà aux dernières heures du VIIIe siècle - on décompte alors depuis peu dans les annales le temps depuis la Nativité - le roi franc, reconnu dans l'entourage du pape comme le successeur des empereurs romains... On connaît le talent d'écriture du médiéviste, qui s'aventure avec brio sur les terres romanesques (La Belle vie ou les aventures de Mr. Pyle gentilhomme ; Roman russe -Gallimard, 1998 et 2002-) ; et on se réjouit que sa vivacité et son sens du questionnement soient mis au service d'une réflexion exemplaire de sérieux et d'information sur un personnage encombré par ses légendes, auxquelles Robert Morrissey fit naguère un sort définitif (Gallimard, 1997).

Le lecteur fidèle à Jean Favier (Charlemagne, Fayard, 1999) lira avec profit ce travail, qui se nourrit d'une tradition transalpine peu explorée en France,... /... On saluera bien sûr l'intelligence des séquences (sur les guerres contre les païens ou la machine militaire franque notamment), la stricte analyse des sources et, partant, la rédaction, engagée, de la bibliographie. Autant de raisons pour dévorer ce Charlemagne dont le sous-titre français correspond mieux que l'original à la sage prudence de l'historien.


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