Auteur : Yagyu Munenori | Takuan
Traducteur : Patrice Ghirardi
Date de saisie : 27/02/2007
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Rocher, Monaco, France
Collection : Documents
Prix : 15.00 € / 98.39 F
GENCOD : 9782268060637
L'Âme du samouraï présente des traductions modernes de trois oeuvres japonaises datant du XVIIe siècle, considérées comme des classiques du Bushidô et du Zen : Arts martiaux : Le livre des traditions familiales, de Yagyû Munenori (1571-1646), L'Insondable Subtilité de la sagesse immuable et Tai-A Ki, ou Réflexions sur le sabre incomparable, de Takuan Sôhô (1573-1645).
Takuan, qui portait le titre de kokushi («maître national»), était un religieux bouddhiste chargé d'enseigner le Zen à l'empereur. Le samouraï Yagyû Munenori servait le shogun en tant que maître d'armes et chef de la police secrète. L'ouvrage de ce dernier, Arts martiaux : le livre des traditions familiales, dédié au Zen dans l'art du sabre, reflète l'influence spirituelle du maître Takuan. L'Insondable Subtilité de la sagesse immuable, recueil de commentaires sur le Zen, et le Tai-A Ki, écrit en kambun (chinois) avec des clarifications en japonais, sont des essais composés par le grand Takuan à l'intention de son puissant élève, le guerrier Yagyû Munenori.
Dues au grand spécialiste américain Thomas Cleary, ces traductions s'accompagnent de ses propres commentaires.
Docteur en langues et civilisations extrême-orientales à l'université de Harvard, Thomas Cleary est un spécialiste des philosophies et des religions d'Extrême-Orient. Auteur de nombreux essais et traductions du japonais et du chinois, il a déjà consacré deux ouvrages à la tradition des guerriers japonais : La Voie du samouraï, pratiques de la stratégie au Japon (Éditions du Seuil, «Points Sagesses», 1992) et le Code d'honneur du samouraï (Éditions du Rocher, 2000).
Extrait de l'introduction :
En Asie, pendant des siècles, les arts martiaux ont été associés à l'ésotérisme. Le taoïsme a profondément influencé les traités classiques de la science martiale et stratégique de la Chine ancienne ; quant au Bushidô, la Voie du samouraï, le code d'honneur du guerrier japonais, il doit beaucoup au Zen. Les traditions internes du taoïsme et du Zen ont marqué les arts martiaux du sceau d'une conception éthique du conflit. Leurs techniques de méditation ont aidé les guerriers à conserver, dans le tumulte de la bataille, la paix intérieure, la maîtrise de leurs facultés, leur clarté mentale, et leur présence d'esprit.
Au sein de la tradition asiatique, l'association des enseignements philosophiques et religieux avec les arts martiaux a progressé grâce à l'émergence des diverses écoles dans les périodes de crise. Les premières oeuvres classiques du taoïsme ont été compilées dans une Chine en guerre ; au Japon médiéval, le Zen s'est développé par le biais d'une caste guerrière en pleine ascendance. Au fur et à mesure que les circonstances historiques favorisaient l'éclosion d'un large éventail de réponses dans le domaine de la philosophie politique, les courants mystiques se livraient à l'étude des dynamiques de l'interface entre le corps, le mental et l'esprit, plongés dans des conditions extrêmes de stress.
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