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Les oubliés

Couverture du livre Les oubliés

Auteur : Christian Gailly

Date de saisie : 06/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Minuit, Paris, France

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-7073-1977-7

GENCOD : 9782707319777


  • La présentation de l'éditeur

Tôt ou tard.
Ca nous arrivera. On les oubliera. En attendant leur tour, les deux journalistes de cette histoire, Schooner et Brighton, se donnent pour tâche de ramener à la lumière certains artistes oubliés. Ils appellent ça des missions. On part en mission, disent-ils. La dernière va leur coûter cher. L'un y trouvera la mort. L'autre, ce sera l'amour.



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  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, février 2007

L'exergue du nouveau livre de Christian Gailly n'a rien d'anodin. «C'est tuant, les souvenirs», écrivait Samuel Beckett. Les souvenirs, les deux héros des Oubliés en ont fait leur fonds de commerce...
Christian Gailly joue avec les couleurs, sculpte ses phrases. Il les coupe, les reprend à sa guise, distillant à nouveau cette musique mélancolique qui lui est propre. En fond sonore, après le jazz du trio de Bill Evans qui enveloppait Un soir au club (Minuit 2002, prix du Livre Inter), bourdonnent cette fois une pièce de Brahms dans un taxi, une sonate de Beethoven au bord de la mer, mais surtout des Suites de Bach pour violoncelle seul (BWV 1007 à 1012).


  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang - Libération du 11 janvier 2007

Voilà, page 66, nous sommes au coeur du livre, au coeur de l'oeuvre de Christian Gailly, là où toute personne ayant vaguement conscience d'être née doit se reconnaître. Et continuer. A ceux-là, il reste à lire une belle histoire d'amour entre un homme mûr et sa vieille Saab, et une vieille femme, la veuve d'un autre, qui aime la mer, la musique et les chats, et rire, rire... Les autres peuvent passer leur chemin. On dit que le rire est la politesse du désespoir, on le répète sans piper quand c'est peut-être l'inverse, le désespoir qui est la politesse du rire. On vient de le voir.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 10 janvier 2007

Christian Gailly y entremêle les motifs qu'on lui connaît - la musique, la solitude, l'amour, la mort -, mais si l'oubli est bien le coeur anxieux du roman, la douceur s'y fraye un chemin, et avec elle une forme de rémission. Sentiments contraires que la prose de l'écrivain, tantôt morcelée et comme hors d'haleine, tantôt étincelante de limpidité, donne littéralement et intimement à ressentir.



  • Le bouche à oreille des écrivains

Claude Schopp - 30/03/2007



  • Les premières lignes

Il se trouve simplement que l'un des deux occupants de la voiture s'appelait Paul Schooner. Il est mort. Pas dans l'accident. On vient de le voir. Peu de temps après. Des suites de l'accident. L'autre occupant, c'était Albert Brighton.
Brighton et Schooner partaient en mission. Ça les amusait d'appeler ça des missions. Ça faisait correspondant de guerre. De simples déplacements pour le journal. Rien de bien dangereux. Les pages culturelles. Une chronique hebdomadaire intitulée : «Que sont-ils devenus ?» Des artistes oubliés. Des écrivains, des peintres, des musiciens.
La voiture fut entièrement détruite. Ils roulaient tranquillement derrière un camion, profitaient de l'aspiration, réfléchissaient à ce qui les attendait, le suivant à bonne distance.
Survint un ralentissement bientôt suivi d'un arrêt complet. Le camion freina sans brutalité. Eux, derrière lui, aussi. Pas la voiture qui les suivait.


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