Auteur : Martha Medeiros
Traducteur : Marcia Corban
Date de saisie : 10/01/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : A. Carrière, Paris, France
Prix : 17.00 € / 111.51 F
GENCOD : 9782843374432
«Je n'aime rien en surface, je déteste faire trempette. Soit je plonge tellement profond que je finis par trouver l'Atlantide, soit je reste sur le rivage et j'observe de l'extérieur. Je suis incapable d'aimer les gens plus ou moins, et je ne veux pas de cette complaisance à mon égard.»
Mercedes, l'héroïne de Divan, est l'exemple même de la génération post-féminisme : une femme féminine, mais exigeante. Mariée, mère de trois adolescents, elle connaît au beau milieu de sa vie une crise existentielle et va consulter un psy.
Divan est un roman où il est question d'amour, de passion, de sexe, de maternité, d'amitié, de loyauté, de fidélité envers les autres mais surtout envers soi-même. Un livre sensible, plein d humour et d'une simplicité bouleversante, qui devrait parler au coeur de toutes les femmes et, pourquoi pas ? de quelques hommes aussi.
Née au Brésil en 1961, Martha Medeiros y est très connue pour ses livres de poésie et ses nombreuses chroniques, en particulier dans le journal O Globo.
Divan, son premier roman, s'est vendu à plus de 80 000 exemplaires au Brésil.
Je commence ? Je ne sais pas très bien quoi dire à mon sujet. J'ai l'impression de ne pas être une femme comme les autres. J'ai horreur de parler enfants, ménage et soldes. Les papotages «couches-culottes» me donnent envie de me faire hara-kiri et je me sens parfaitement bizarre avec un foulard noué autour du cou. Pourtant, j'ai suivi tous les préceptes de la bonne petite fille : j'ai joué à la poupée, j'ai eu peur du noir et j'ai été troublée par mon premier baiser. Ceux qui me croisent dans la rue, maquillée et perchée sur mes hauts talons, sont prêts à jurer que je suis aussi féminine que n'importe quelle autre femme : personne ne soupçonne mon hermaphrodisme cérébral. J'adore la matière grise, je déteste le rose. Je pense comme un homme, mais je ressens comme une femme. Je ne me considère comme victime de rien. Je suis autoritaire, têtue et un véritable désastre en cuisine. Demandez-moi de faire le lit et ma journée est fichue. La vie domestique, c'est pour les chats !
Oh là là, je ressemble à un fusil mitraillant des informations, comme si je remplissais un questionnaire pour dénicher un mari ! Mettez cela sur le compte de l'anxiété. Ah, puisqu'on y est : j'ai un mari et trois fils.
Je suis institutrice, j'ai enseigné pendant des années dans deux écoles, puis je me suis tournée vers les cours particuliers : je gagne davantage et cela me laisse plus de temps libre pour me consacrer à ma véritable vocation, les arts plastiques. J'aime beaucoup peindre, j'ai aménagé un atelier chez moi, je m'y enferme et c'est là que je me retrouve. Je suis entourée de monde, mais on n'est jamais soi-même en présence de témoins.
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