Auteur : Madame Acarie
Préface : Bernard Sesé
Date de saisie : 21/08/2006
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Arfuyen, Paris, France
Collection : Les carnets spirituels, n° 30
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-84590-050-9
GENCOD : 9782845900509
En cette fin d'année 2004 sont célébrés les 400 ans de l'introduction du Carmel en France (octobre 1604), par l'action conjuguée de Madame Acarie et de son cousin Pierre de Bérulle. Par son extraordinaire personnalité comme par son immense influence, Madame Acarie, mère de famille qui entra à la fin de sa vie au Carmel, mais, par humilité, comme simple soeur converse, est une figure majeure de l'histoire de la spiritualité.
Grande contemplative : «De toutes les grandes mystiques, écrit l'abbé Bremond, je n'en connais pas de plus silencieuse que Madame Acarie, et c'est là, me semble-t-il, le trait le plus original de sa merveilleuse histoire.» Grande femme d'action : «L'activité de cette femme, morte à cinquante-deux ans, de cette infirme, de cette extatique, est un miracle : elle a introduit en France le Carmel de sainte Thérèse qui, à sa mort, comptait déjà chez nous dix-sept maisons ; elle a travaillé au développement des ursulines ; la réforme des abbayes bénédictines lui doit beaucoup ; enfin elle a connu, groupé, stimulé, dirigé même presque tous les grands spirituels de son temps.»
Véritable «libre vivant», nous dit Bremond, du fait de son élévation mystique et de sa grande sagesse, Madame Acarie s'est refusée à laisser des écrits, là encore par humilité. Aussi est-il étonnant que ses rares et précieux textes n'aient jamais été rassemblés jusqu'à la présente édition, réalisée grâce à l'aide du Carmel de Pontoise.
Bernard Sesé
Par son extraordinaire personnalité comme par son immense influence, Madame Acarie, mère de famille qui entra à la fin de sa vie au Carmel, mais, par humilité, comme simple soeur converse, est une figure majeure de l'histoire de la spiritualité. Grande contemplative : «De toutes les grandes mystiques, écrit l'abbé Bremond, je n'en connais pas de plus silencieuse que Madame Acarie, et c'est là, me semble-t-il, le trait le plus original de sa merveilleuse histoire.» Grande femme d'action : «L'activité de cette femme, morte à cinquante-deux ans, de cette infirme, de cette extatique, est un miracle : elle a introduit en France le Carmel de sainte Thérèse qui, à sa mort, comptait déjà chez nous dix-sept maisons ; elle a travaillé au développement des ursulines ; la réforme des abbayes bénédictines lui doit beaucoup ; enfin elle a connu, groupé, stimulé, dirigé même presque tous les grands spirituels de son temps.» Véritable «livre vivant», nous dit Bremond, du fait de son élévation mystique et de sa grande sagesse, Madame Acarie s'est refusée à laisser des écrits, là encore par humilité. Aussi est-il étonnant que ses rares et précieux textes n'aient jamais été rassemblés jusqu'à la présente édition, réalisée grâce à l'aide du Carmel de Pontoise. Ces Ecrits spirituels comprennent des prières et méditations en une langue magnifique (Les Vrais Exercices, 1622) ; quinze lettres, dont 4 adressées à son cousin, Pierre de Bérulle (conservées au carmel de Pontoise), enfin d'autres écrits présentés par Duval, son ami et premier biographe (1621) ou retrouvés plus tard par Boucher (1800).
... Barbe Avrillot, épouse Acarie (1566-1618), cousine du futur cardinal Pierre de Bérulle, tint salon rue des Juifs, à Paris, dans les premières années du XVIIe siècle. Outre le jeune Bérulle, toute l'élite dévote accourt auprès de Madame Acarie, dont la réputation ne cesse de croître. Malade, souffrante, elle est favorisée par des visions de sainte Thérèse, qui lui dicte sa conduite.
Un témoin raconte : "On dit qu'elle a de grandes révélations, que sa vie est miraculeuse, qu'elle est si savante que ce n'est que monde dans sa maison pour la consulter." Comme on le constate presque toujours, la plus haute mystique (héritée de l'école rhéno-flamande et de sainte Thérèse d'Avila) côtoie l'esprit de fondation concrète d'ordres nouveaux. "De toutes les grandes mystiques, je n'en connais pas de plus silencieuses", écrit Brémond. De fait, celle qui deviendra la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, avait brûlé la majorité de ses écrits. Il en demeure la matière de ce petit opuscule que Bernard Sesé a rassemblé...
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