Auteur : Pierre Létourneau
Préface : Stéphane Venne
Date de saisie : 08/01/2007
Genre : Musique, Chansons
Editeur : VLB ÉDITEUR, Montréal, Canada
Collection : Cherchons les mots
Prix : 32.00 € / 209.91 F
GENCOD : 9782890059658
Sorti le : 15/12/2006
Tout en écrivant pour les autres (de Renée Claude à Nicole Martin, de Marc Gélinas à Donald Lautrec, mais aussi pour les enfants), Pierre Létourneau n'a jamais cessé d'écrire pour lui et a enregistré, depuis les années soixante, plus de 170 chansons sur 15 albums. Il a été parmi les premiers à jeter des ponts entre les interprètes de chansons «populaires» et les auteurs-compositeurs et interprètes de ~j chansons «poétiques». Sans distinction entre les deux répertoires, ici intégrés l'un dans l'autre, on trouvera dans ce recueil les paroles de 117 chansons transcrites telles qu'on les entend sur les enregistrements originaux et présentées de façon chronologique, d'après la date de publication des disques.
Pierre Létourneau, né à Verdun en 1938, est un auteur (un «pourvoyeur de chansons», dira-t-il) et un compositeur (qui sait s'entourer d'autres compositeurs). Il est aussi comédien (Seul ou avec d'autres, long métrage, 1962; Paradis perdu, téléthéàtre, 1971) et animateur (La boîte à chansons dans la série Jeunesse oblige, 1966-1967; Pulsion, 1977-1979). Il interprète ses chansons et celles des autres dans les spectacles collectifs Trois fois chantera (1984-1985), Les années-guitare (1991-1997) et De la ville à la mer (depuis 2002). Depuis 1987, il anime dans les écoles primaires des ateliers sur récriture de chansons.
André Gervais, qui a préparé cette édition, est poète et essayiste. Il enseigne actuellement la littérature à l'Université du Québec à Rimouski.
Extrait de l'avant-propos :
Deux répertoires, une oeuvre
O'il est exact de dire qu'il y a eu jusqu'au milieu des années 1960, dans la chanson canadienne et bientôt québécoise, une scission entre les interprètes de chansons «populaires» et les auteurs-compositeurs et interprètes de chansons «poétiques», il est aussi exact de dire que des chansonniers comme Raymond Lévesque (qui offre Une petite Canadiennes Dominique Michel qui l'enregistre dès 1954), comme Stéphane Venne et comme Pierre Létourneau (qui, seuls ou ensemble, ont offert Le temps des îles à Michel Louvain et Un jour, un jour à Donald Lautrec qui les enregistrent en 1966) ont été parmi les premiers à jeter des ponts entre ces deux territoires, entre les deux clans habitant ces territoires. Le contexte, bien sûr, au tournant des années 1950-1960, avait changé : non seulement le Parti libéral de Jean Lesage avait pris le pouvoir, mais les premières boîtes à chansons avaient vu le jour. Nouvelle équipe de politiques (René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie, etc.), nouvelle génération de chansonniers (Claude Gauthier, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, etc.).
Mais tout n'est pas si «carré», politiquement et culturellement : la cohérence d'une époque, celle dite de la «révolution tranquille» ou du «joual», qu'on fait coïncider avec les années 1960, mais qui est plus large et plus longue que cela, est faite de nombreuses discohérences particulières. Comment articuler, en effet, non seulement l'un(e) et l'autre, mais aussi entre eux, écriture («savante») et parole («populaire»), art (moderne) et industrie (culturelle), etc. ?
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