Auteur : Jérôme Lambert
Date de saisie : 02/01/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-28792954161
GENCOD : 9782879295411
L'étude conduit-elle à la connaissance ?
L'exploration du monde rend-elle plus sage ?
Le mariage est-il la voie royale qui mène vers l'amour ?
L'amitié peut-elle guérir la mélancolie ?
Lecteur, si ces questions sont à tes yeux sans objet, ce livre n'est pas pour toi.
Si, en revanche, elles éveillent en toi un écho, alors plonge-toi sans tarder dans ce roman d'apprentissage d'une surprenante modernité. Car ses personnages, dont les noms - Finn Prescott, Nina Carolyn Newland, Patrick Knightley - évoquent les romans anglais du XIXe siècle, sont nos exacts contemporains.
Ramassant en une fresque baroque les rêves et les renoncements, les élans lyriques et les désillusions qui ont composé la vie de son héros, Jérôme Lambert réussit le tour de force de nous passionner pour le destin de ce bourgeois épris d'idéal.
Jérôme Lambert est né à Nantes en 1975. Aujourd'hui, il vit à Paris et travaille dans l'édition. Son premier roman, La Mémoire neuve, a paru aux éditions de l'Olivier en 2003.
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La première fois que j'ai entendu parler de Finn Prescott, c'était la veille de son enterrement.
Ma mère m'avait appelé pour m'annoncer la triste nouvelle qui nous avait tous frappés à un moment inattendu. Je me demandai si la mort pouvait surgir à un moment vraiment attendu, quand je l'entendis me préciser que les obsèques auraient lieu dès le lendemain, qu'elle n'avait pas pu me prévenir avant et que j'avais tout de même la soirée pour me retourner et m'organiser, puis je la laissai m'ordonner de venir par le prochain train, elle et mon père m'attendraient à la gare de C.
Je ne cherchai pas à savoir en quoi ma présence était indispensable aux funérailles de ce cousin éloigné dont personne n'avait entendu parler depuis longtemps, je m'arrangeai simplement pour me libérer. Pas plus que je ne m'interrogeai sur la façon dont il avait trouvé la mort, en remplissant ma valise de vêtements pour deux jours car il était inenvisageable de passer plus de temps loin de chez moi, et surtout chez mes parents.
Dans le train, je me questionnai tout de même sur les raisons d'une telle agitation familiale ; l'homme n'avait pas d'argent, et rien ne laissait présumer un testament surprenant et faramineux.
Ce conseil de famille mortuaire ne tombait ni bien ni mal dans le déroulement de mes activités, il me distrayait.
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