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La dernière valse de Mathilda

Couverture du livre La dernière valse de Mathilda

Auteur : Tamara McKinley

Traducteur : Catherine Ludet

Date de saisie : 29/12/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Archipoche, Paris, France

Prix : 8.50 € / 55.76 F

ISBN : 978-23528701860

GENCOD : 9782352870180

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un der­nier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant...

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. À mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ?

Par son atmosphère envoûtante, la force de ses person­nages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'oeuvre de Colleen McCullough.

Tamara McKinley a été élevée par sa grand-mère en Australie. Publié dans dix-sept pays, La Dernière Valse de Mathilda a enthousiasmé des centaines de milliers de lectrices. En Suède, ce roman a été élu «saga de l'année».

«Une histoire poignante, qui mêle à la perfection amour, suspense et aventures.»
(Publishers Weekly)





  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

Churinga. Effleurant le feuillage des poivriers, le vent tiède murmurait ce nom. Churinga. Terre âpre, que les grands-parents de Mathilda avaient taillée dans le bush et le scrub. Aux yeux de la fillette, qui y était née, treize ans auparavant, ce lieu n'avait rien perdu de la magie, du mys­tère sacré de ses origines. Peu importait que les corps et les coeurs y fussent souvent mis à rude épreuve, Churinga représentait tout ce qu'elle avait jamais connu, tout ce qu'elle avait jamais désiré.
Alors que son regard se portait au-delà du cimetière familial, vers l'étendue sauvage, sa gorge se contracta. Elle ne devait surtout pas pleurer ; la dignité sans faille de sa mère, face à la maladie, le lui interdisait. Les larmes n'atténueraient en rien le sentiment d'abandon qui la submergeait. Son enfance venait de prendre fin. Devant elle se déroulait un chemin solitaire, déjà tracé dans l'austère immensité de ce domaine, dont la beauté primitive la retenait tout entière.
L'horizon semblait vibrer, diluant l'ocre lumineux du désert dans le bleu immaculé de la voûte céleste. Autour de Mathilda résonnaient les sons au sein desquels elle avait grandi ; cet univers qui était le sien faisait entendre sa voix propre, dont les intonations familières lui apportaient un réconfort inattendu.
Elle ferma les yeux. Aux geignements des moutons dans les enclos se mêlaient les cris indignés des cacatoès querelleurs, aux crêtes couleur de soufre, le caquètement lointain des kookaburras rieurs, et le cliquetis des harnais. Dans l'épreuve la plus douloureuse de sa vie, le charme de Churinga opérait encore.
- Merv, tu veux dire quelques mots ?


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