Passion du livre - tout sur le livre : Hegel, penseur du politique

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Hegel, penseur du politique

Couverture du livre Hegel, penseur du politique

Auteur : Jean-Louis Vieillard-Baron

Date de saisie : 21/12/2006

Genre : Philosophie

Editeur : Félin, Paris, France

Collection : Les marches du temps

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-86645-631-3

GENCOD : 9782866456313

Sorti le : 05/10/2006

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

De la pensée politique de Hegel on a surtout retenu la théorie de l'État. En effet, Hegel a donné une version originale et moderne de la monarchie constitutionnelle en laquelle le consensus de toutes les sphères de la société civile est obtenu. Le domaine politique suppose une théorie des institutions en général, depuis le droit des affaires jusqu'au droit international. La famille est la racine naturelle de l'État, l'association professionnelle étant la racine morale.
Sans force morale pour le soutenir, l'État n'est rien. Hegel répond aux questions de la propriété du corps, de l'autorité, des conflits et de la formation de la conscience, de la guerre inévitable entre les États quand toutes les ressources de la paix sont épuisées. Mais la souveraineté de l'Esprit est supérieure à la souveraineté de l'État. Le libéralisme de Hegel intègre la société civile dans l'État et respecte les droits des individus ; mais il les soumet à des valeurs plus hautes, celles de l'art, de la religion chrétienne et de la philosophie.

Jean-Louis Vieillard-Baron, professeur de philosophie à l'université de Poitiers, dirige le Centre de recherche sur Hegel et l'idéalisme allemand. Spécialiste de l'idéalisme allemand et du spiritualisme français (Bergson et Lavelle), il a orienté ses travaux personnels vers la métaphysique en langue française et ta philosophie de ta religion. Ses derniers livres parus sont La Religion et la Cité, Paris, PUF, 2001 ; Hegel, système et structures théologiques, Paris, Le Cerf, 2006. Il dirige ta collection «Recherches sur l'idéalisme et le romantisme allemands» aux Éditions Vrin.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Traiter de la pensée politique de Hegel a un caractère para­doxal. En effet, Hegel nous interdit d'isoler une partie de sa philosophie en la prenant pour elle-même. La philosophie est un tout, un système où tous les membres se soutiennent les uns les autres, comme dans la danse des Bacchantes. Le vrai est le tout ; par conséquent la philosophie politique de Hegel ne fait qu'un avec l'ensemble de sa philosophie, dont elle ne peut être isolée. En particulier, elle ne peut pas être séparée de la Logique qui expose dans leur développement propre les concepts pour eux-mêmes, concepts qu'on retrouve incarnés dans la philosophie du droit. Mais, quand nous recherchons l'actualité de cette pensée du politique, alors nous prélevons quelques thèses, sur la famille, sur l'État, sur la guerre et la paix, et nous encourons la double objection d'isoler et de figer ces thèses, d'en faire des positions immuables, alors qu'elles ne prennent leur sens, aux yeux de Hegel, que par la vie propre du système.
Bien entendu, on peut penser que, comme système, la philo­sophie de Hegel est certes un ensemble prestigieux, mais qu'elle ne correspond pas à la déstructuration de la pensée commune du XXIe siècle. La pensée politique de Hegel a souvent été désolidarisée de l'ensemble qui lui donne son sens. Hegel n'est-il pas le premier coupable, puisque c'est lui-même qui, en 1821, publie séparément les Principes de la philosophie du droit, après avoir publié en 1812 et en 1816 les différents livres de la Logique ? La réponse de Hegel à cette objection est que chaque partie du système, et en particulier les PPD, est une «partie totale», une partie où tout l'ensemble se reflète sous une apparence singulière. Cela implique de l'interprète qu'il valorise particu­lièrement les analyses de Hegel qui ont un sens philosophique en elles-mêmes. Ce serait en effet une grave erreur de réduire la pensée de Hegel à une philosophie politique ou à une philosophie de l'histoire. Cette erreur a déjà été faite du vivant de Hegel ; similairement, on se trompe de la même façon lorsqu'on réduit la dialectique hégélienne à la «dialectique du maître et de l'esclave» qui, en réalité, est la dialectique du seigneur et de son valet.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli