Pourquoi tuons-nous ? / Passion du livre

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.. Pourquoi tuons-nous ?

Couverture du livre Pourquoi tuons-nous ?

Auteur : Gianni Biondillo

Traducteur : Claude Bonnafont

Date de saisie : 05/10/2006

Genre : Policiers

Editeur : Joëlle Losfeld, Paris, France

Collection : Polar

Prix : 25.00 €

ISBN : 978-2-07-078997-9

GENCOD : 9782070789979

Sorti le : 05/10/2006

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Un été torride marque le début d'une année ponctuée d'homicides pour la police de Quarto Oggiaro, banlieue de la périphérie milanaise. L'inspecteur Ferraro, qui enquête sur ces faits, est un homme sans qualités particulières, si ce n'est peut-être son humour inoffensif qui le sauve d'une existence quelque peu déprimante. Car sa vie personnelle n'est pas vraiment un succès : divorcé, il vit seul dans un appartement chaotique et se nourrit de surgelés. Sans parler de son désordre affectif... Autour de lui, comme dans un choeur tragi-comique, le peuple de Milan s'agite dans un tournoiement ininterrompu : policiers, entrepreneurs arrivistes, dealers, contrebandiers, snobs capricieux, domestiques imperturbables, carabiniers-gentilshommes, marchands des quatre-saisons, philosophes, informateurs, retraités, cogneurs, banlieusards, ménagères, manifestants...
Au gré des enquêtes de l'inspecteur Ferraro, Pourquoi tuons-nous ? raconte cette humanité diverse et contrastée, sonde le ventre mou de Milan, devenant ainsi le roman âpre et ironique d'une ville. Une Milan trop souvent haïe, à laquelle Gianni Biondillo offre, avec ce roman, un témoignage d'amour.

Gianni Biondillo est architecte; il a écrit pour la télévision et le cinéma. Pourquoi tuons-nous ?, son premier roman, a connu un immense succès en Italie. Le suivant que nous publierons ultérieurement reprend le personnage de l'inspecteur Ferraro et a été classé dans la liste des best-sellers.





  • Les premières lignes

Tout avait commencé avec ce chien égorgé.
Il se l'était fait raconter calmement par Comaschi. Il semble que son propriétaire l'avait relégué sur son balcon. Il ne l'en sortait jamais, ni le jour ni la nuit. Jamais. Il chiait, il pissait, il hurlait à longueur de journée, cet énorme clébard, noir, terrifiant. Les voisins n'en pouvaient plus. D'abord les insultes lancées du balcon, les menaces, les coups de fil anonymes, les racontars, les vacheries; puis les plaintes auprès de l'ALER, les coups de fil à la police, aux carabiniers, à la Protection des animaux.
C'était un va-et-vient permanent; l'inspecteur arrivait, le propriétaire du chien faisait rentrer chez lui l'animal, le caressait, l'embrassait, lui faisait les yeux doux, puis, sitôt parti le type de l'ALER, il flanquait le chien dehors et, du balcon, rugissait des menaces à l'adresse de tous les locataires.
C'était un type merdique, raconta Comaschi. Quand il a trouvé le chien égorgé, il est devenu fou furieux : l'équipe de Police secours l'a coincé alors qu'il cognait contre la porte des deux retraités ; il voulait la défoncer et les tabasser tous les deux. C'était eux - impossible de lui ôter ça de la tête -, eux, ces bâtards, qui avaient assassiné son chien !
«Tu te rends compte ? Un petit vieux et une phlébiteuse qui enjambent un balcon au milieu de la nuit pour égorger un chien !» Comaschi avait un penchant sérieux pour le mélodrame.
«Bof ! Un balcon au rez-de-chaussée, moi aussi je peux l'enjamber !»
Il disait ça sans y croire, juste pour dire quelque chose.
«Arrête tes conneries ! Tu n'y étais pas. Les vieux étaient terrorisés. Le Marocain l'aurait défoncée, cette porte. Il est costaud, il était déchaîné. On n'arrivait pas à le plaquer !»


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