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Enfin la vérité sur les contes de fées

Couverture du livre Enfin la vérité sur les contes de fées

Auteur : Murielle Renault

Préface : Nicolas Rey

Date de saisie : 05/12/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2842631307

GENCOD : 9782842631307


  • La dédicace de l'auteur

Je vais vous dire la vérité, approchez-vous.
Quand j'ai lu 13 minutes de Nicolas Rey, j'ai tout de suite compris ce qui se jouait entre Marion et Simon. Enfin, j'ai cru le comprendre.
L'avais-je vraiment compris ? Il faudrait en parler avec Nicolas Rey.
Marion cachait son jeu, j'en étais certaine. Comme tout le monde, répondrait Simon. Oui, comme tout le monde. Un narrateur ne raconte jamais que sa vérité. Nicolas Rey a permis à Simon de raconter la sienne, j'ai voulu offrir cette chance à Marion. J'ai conservé le cadre, les personnages, le rythme, parfois mêmes certains dialogues et j'ai ajouté quelques ingrédients de mon cru pour construire ce roman en miroir.
Marion est trentenaire, Marion est parisienne, Marion a peur de l'amour mais aussi de l'ennui, elle virevolte et milite contre le port obligatoire du string. Elle me ressemble sans doute un peu. A quel point ?
Difficile à dire...
En tout cas, je crois pouvoir dire qu'on ne s'ennuie pas en sa compagnie.
Je vous laisse la découvrir en vous souhaitant de passer un agréable moment.
Ha, une dernière chose... si vous brûlez d'impatience de connaître la vérité sur les contes de fées, jetez un oeil vers la fin...

Murielle Renault



  • La présentation de l'éditeur

«Que fait un personnage quand il est hors champ ?» À cette question, le cinéaste Lucas Belvaux a répondu en 2003 par une rafale de trois polars, de trois points de vue distincts, sur une même histoire. Que fait une héroïne quand elle est hors plume ? Ou en contre-plume comme il y a un contrechamp ? C'est la question que pose Murielle Renault dans Enfin la vérité sur les contes de fées. Soit un roman, Treize minutes, de Nicolas Rey. Soit les personnages : Simon, Antoine, Marion, etc. Soit leur histoire commune : Simon qui voit déferler Marion dans l'appartement qu'il occupe avec Alban et Théo ; la recomposition sentimentale qu'elle y génère ; les dérives qu'ils y vivent. L'auteur s'invite dans le récit comme Marion dans l'appartement. L'histoire est semblable mais l'angle de visée, le regard, différent. C'est Marion qui raconte, non plus Simon. Plus qu'un changement d'optique narrative, c'est une autre chimie passionnelle qui s'élabore, un autre corps qui témoigne, jouit et souffre, une autre mentalité qui décrypte les événements. Petite révolution copernicienne à l'usage de la jeune génération : Murielle Renault.

Murielle Renault a passé la trentaine mais ne s'en soucie pas. Elle a grandi en Normandie mais ne jure plus que par Paris. Elle travaille dans l'informatique mais n'a jamais acheté d'ordinateur. Elle aime sortir mais aussi beaucoup dormir. Elle envoie des courriels mais téléphone peu. Elle aime lire mais aussi écrire. A moins que ce ne soit l'inverse.



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  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos de Nicolas Rey :

Les saloperies ont ce point commun avec les belles choses : elles n'arrivent jamais comme prévu. C'est la raison de ma présence ici. Une belle chose. Bon, voilà l'histoire. Je m'appelle Nicolas Rey. Il y a presque dix ans, j'ai écrit un bouquin intitulé Treize minutes. Moi, je croyais qu'il y avait prescription. Je ne voulais surtout pas qu'on m'emmerde là-dessus. Qu'on me foute la paix. Ils ont gagné. Cinq livres. Cinq de trop. Je suis d'accord. Maintenant, je vais passer aux choses sérieuses : le tennis, la politique, le hammam et le Keno.
Et puis, un message sur mon Nokia du dandy de l'édition, du dernier des princes. Un homme indépendant, classe, assez étrange :
«Bonjour Nicolas Rey, c'est Dominique Gaultier du Dilettante, pouvez-vous me rappeler ?»
Il me veut quoi, Gaultier ? C'est pas son style de faire son marché ailleurs. Je sais comment il fonctionne. L'homme solitaire reçoit des manus­crits. Il les ouvre avec les dents. Il les dévore avec une lampe torche. Très rarement, il les publie. Il se comporte comme dans un bon vieux western. Je rappelle Dominique et comme à mon habitude je lui parle de ce roman qui n'existe pas : Il est des jours où Cupidon s'en fout, l'ancêtre de Treize minutes. Tirage : 30 exemplaires grâce à l'argent de mon père. J'avais tout inventé. Même la date du dépôt légal. Même la maison d'édition que j'avais appelée «Farniente» en hommage au Dilettante, en expliquant à la fille pour qui je l'avais écrit qu'il s'agissait d'une nouvelle collection de cet éditeur. A plusieurs reprises, lorsque j'avais croisé Dominique Gaultier à des cocktails, je lui avais raconté l'histoire. Mes trois grammes d'alcool quotidiens ont fait qu'il ne semblait pas considérer comme totalement vraisemblable ce je racontais. A tort. Il faut toujours croire les gens ivres. Souvent, c'est là qu'ils disent la vérité. Jamais le lendemain.
«J'ai reçu un manuscrit, il marmonne au télé­phone.


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