Auteur : Jean-Claude Terrière
Date de saisie : 13/12/2006
Genre : Histoire, Géographie
Editeur : Geste, La Crèche, France
Collection : Témoignages
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-84561-267-9
GENCOD : 9782845612679
Sorti le : 11/10/2006
C'est à partir d'un document, écrit par mon père le 7 juin 1944 et collationné probablement par un membre du Comité d'histoire de la Libération le 3 décembre 1946, que j'ai pu retracer son histoire dans la Résistance de la Loire-Inférieure.
Des noms de femmes et d'hommes qui, au plus fort de la défaite, choisiront de continuer la lutte y seront cités : Marcel Hévin, Jeanne Gilabert, Andrée Flavet, Max Veper, Marcellin Verbe, Maurice Daniel, etc. La Résistance le verra appartenir au groupe Hévin, au mouvement Libération Nord, au mouvement Front National de Lutte pour la Libération et l'Indépendance de la France, au mouvement Résistance, à l'Armée Secrète et aux Forces Françaises de l'Intérieur. Le 21 juillet 1944, il sera arrêté et déporté avec le dernier convoi qui quittera Angers le 6 août en direction du camp de concentration de Neuengamme kommando de Wilhelmshaven, où il décédera le 28 novembre 1944.
Jean-Claude Terrière vit en Loire-Atlantique. Il est né en 1938 à Nantes.
Extrait de l'avant-propos :
4 décembre 2001
Afin de retracer la vie de mon père, j'avais en ma possession, des documents, des articles de journaux, du courrier, des photographies, que ma mère avait su conserver, avait su préserver. Sa mémoire, aussi, était restée intacte.
En me les transmettant, elle a permis que je chemine, pas à pas, pour la reconstruction d'une vie ou, tout au moins, certains passages de celle-ci.
Qu'elle en soit, ici, remerciée, car, avoir conservé des documents depuis près de 60 ans, mérite un profond respect.
Après tant d'années, on peut penser qu'il était temps de faire le point.
L'entreprise était ardue.
Les documents, les témoignages s'accumulaient depuis janvier 1983, époque où j'avais pris certains contacts avec des personnes ayant été dans la Résistance avec mon père.
De la part de ces témoins, j'ai sollicité leur mémoire, en quête de souvenirs. Ce qu'ils avaient vu, ce qu'ils avaient vécu, ce dont ils avaient été les témoins directs.
Quelques difficultés avaient surgi. Certaines portes s'étaient fermées.
Certaines personnes avaient refusé de m'apporter leur témoignage. Par pudeur, par modestie.
«Ce n'est rien. Nous n'avons rien fait d'extraordinaire, uniquement notre devoir.» m'avait dit un de ceux qui ont fréquenté mon père.
Refus de parler d'un passé, ou amertume ?
Par contre, pour d'autres, mes questions étaient-elles embarrassantes, pour que je me retrouve face à un refus de réponses ?
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